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Bonjour Mon Cerle Amical, aujourd’hui je viens vous parler d’un livre à la couverture fortement originale. Un livre que j’ai depuis presqu’un an dans ma bibliothèque et j’avais promis à l’auteure de le lire avant de nous revoir. Voilà chose faite… 

Parlons donc de « Pas de chichis entre amies » de Laure Enza, édité par : JDH Éditions.

Vous connaissez peut-être cette femme simple, gentille que je prends plaisir à croiser en Salon. Oui oui c’est elle les fiches de Laure Enza et ses articles qu’elle nomme : « Orthograve » ou ses fameux : « Pourquoi dit-on … » Moi j’adore, pas vous ? …

La couverture que vous voyez entre ma main, bientôt elle va changer et je vous offre en exclusivité la nouvelle, rien que pour vous ? ( retrouver l’intégrale en fin de mon retour) 

couvert Laure

Bref venons au livre, c’est pour ça que je suis là malgré tout ….

Le Résumé :

« Un bruit de talons dans l'escalier, des pas précipités, un son féminin qui résonne de palier en palier : Alba. Elle a quarante ans et la vie devant elle. Pour ce qui est de ses récents déboires, ça ne compte plus. C'est au placard. Sous l'escalier. Rangés pêle-mêle avec le chiffon à poussière, le balai et la pelle. Alba habite maintenant chez sa maman, propriétaire d'un vieil immeuble dans le Sud, elle a deux enfants et, depuis peu, une nouvelle amie : Blanche. Alba n'a pas d'histoire d'amour en cours. Elle n'a pas le temps. Peut-être pas l'envie. Ou alors, se laisse-t-elle déborder par son manque d'argent et les frasques de ses enfants. Pourtant, elle est séduisante, et plus d'un aimerait la prendre dans ses filets. C'est une femme sincère, honnête et touchante. Malgré tout, d'une anodine carie va naître une histoire invraisemblable. À trappes et à tiroirs. Des tiroirs dans les escaliers, quelle drôle d'idée ! Une histoire où les sentiments partagés, la jalousie et l'amitié vont chahuter. Eaux et gaz à tous les étages. Ce qui est certain, c'est qu'Alba a décidé de reprendre sa vie en main, et si elle s'en sort, néanmoins, les portes claquent avec les courants d'air, les paillassons la font trébucher et l'interphone grésille. Pourvu qu'elle ne loupe pas une marche… »

Les extraits :

« Malgré mon mal de dents qui s’est réveillé depuis ce matin, je croque un morceau de chichi frégi pour éviter de prendre part à l’euphorie générale. En un instant, la saveur huileuse et sucrée me projette vingt ans en arrière, sur les quais de Corbière. Le tintement des mâts les jours de mistral. Le vol des gabians dans l’azur. La dentelle des falaises illuminées de soleil.

Contrairement à mes enfants, qui débarquent en pays inconnu, je me retrouve chez moi. Après toutes ces années d’absence où je m’obstinais à me comporter en étrangère, j’ai l’impression de renouer avec mes racines. Étrangement, cela me fait me sentir coupable et égoïste. »

« — Vous venez d’arriver dans le quartier ? me demande-t-elle avec un sourire engageant. Je ne vous ai encore jamais vue par ici.

C’est plutôt toi qui as l’air de débarquer de contrées nordiques avec ton teint d’endive. Je me fustige mentalement. Cette jolie dame n’a rien fait pour mériter ma mauvaise humeur, sinon de m’avoir distraite de mes sombres pensées. Ce n’est peut-être pas si désagréable, après tout. Je décide d’entrer dans la conversation de banc public. Ces paroles échangées qui ne vont pas plus loin que les considérations météo et les banalités sur l’éducation des marmots. J’étais loin de me douter qu’il n’en serait rien.

— En quelque sorte, oui, avoué-je. J’ai emménagé hier, mais c’est pour revenir m’installer dans le quartier de mon enfance, même s’il a un air de nouveauté avec tous ces aménagements. »

Pour le troisième extrait, je vais malgré tout donner une petite explication : 

Notre héroïne, vient de débarquer sur ses terres natales et a du mal à retrouver ses racines. Entre temps, Alba est allée vivre en banlieue parisienne et son manque de vie la pousse à chercher un nouveau sens à celle-ci. Évidemment le lecteur le suppose car elle n’ose pas le dire clairement. Et là elle fait une rencontre, une femme en l’occurrence Blanche avec qui elle a quelques points communs… bref je n’en dis pas plus pour ne rien spoiler mais voici donc l’extrait :

« Je la trouve un peu puérile, mais c’est justement cette fraîcheur sans arrière-pensée qui me fait du bien. Elle surgit à un moment de ma vie où je me sens abandonnée de tous, malmenée par la maladresse de ma mère, déracinée dans ma propre ville, oubliée par mes amies de Paris qui ne prennent pas de mes nouvelles aussi souvent que je le voudrais. Elle comble bien des vides et des doutes. Je m’engouffre dans la brèche comme un animal traqué cherche un peu de réconfort dans une tanière. »

Une maman qui revient sur ses terres natales à Marseille où plus précisément à l’Estaque.

Dans le premier chapitre, tout y est pour plonger le lectorat dans ce modeste appartement de jeunesse de la narratrice. Mais pas que, chaque parent va aussi s’y retrouver lorsque les deux enfants, l’un adolescent et l’autre une plus jeune se chamaillent. Même la grand-mère aux origines Italiennes est présente.

Évidemment, la vie dans le Sud n’est clairement pas celle qu’ils avaient en banlieue parisienne. La narratrice est nostalgique, malgré ses railleries avec sa mère, elle est heureuse d’être là.

Justement lorsque je lis, chapitre après chapitre cette œuvre de Laure, je ne peux qu’apprécier. Je suis un fervent défenseur de Ma Provence natale, j’aime mes terres, comme j’aime le Surnommer : « Mon Sud de la France », et ce livre me rappelle étrangement des moments vécus il y a longtemps lorsque j’étais jeune. Certes je n’étais pas habitant de Marseille, je n’ai que très peu connus ce fameux quartier de l’Estasque cependant j’en connais les saveurs, les odeurs, les extraits de vies exactement.

Un chapitre que j’ai adoré (quoi que d’habitude ce n’est pas forcément trop agréable), celui du dentiste, j’ai bien rigolé (normal je n’étais pas installé à la place d’Alba sur le fauteuil) … Je n’en suis qu’au début du livre mais ce dentiste taquin et « dragueur » risque de peser bientôt du côté de notre héroïne. J’ai envie à cet instant-là de dire : Affaire à suivre…

…Tiens après quelques chapitres lus, je me suis finalement trompé, le dentiste n’était finalement qu’un Don Juan de la dent sur la gente féminine, à moins que l’art ne les réunissent, le plus simple si vous avez envie d’en savoir plus … Lisez : « Pas de chichis entre amies ». 

D’ailleurs désirez-vous la vérité VRAIE, Mon lectorat ? Oui ça va … Je n’en suis qu’à la moitié de ce livre, et j’ai envie de vous confier qu’il se déguste comme vous le feriez avec une glace l’été à l’ombre d’un platane, évidemment dans le Sud de la France.

Pour en revenir à notre personnage, en l’occurrence Alba, elle navigue aveuglément dans sa nouvelle vie, entre une amie, Blanche assez intrusive MAIS attachante malgré tout 

(Jusqu’à quel point ? …. Vous le découvrirez en lisant : pas chichis entre amies). La vie, certes pas de tout repos MAIS elle y arrive autant qu’elle peut, parfois ce n’est pas facile cependant elle y croit. 

Bref j’aimerais tant en dire plus sur ce livre (enfin que dis-je cette PÉPITE) MAIS ça serait vous spoiler et je n’en vois pas l’intérêt surtout que c’est une pure gourmandise à dévorer sincèrement. 

Ah oui j’ai littéralement craqué sur un personnage, en l’occurrence une voisine Fanny qui, a chaque fois qu’elle parle, donne le sourire à n’importe qui. Je l’adore vraiment. 

Évidemment tout n’est pas toujours rose, Alba se retrouve confronté à quelque chose d’incroyable, elle va, à cet instant la réaliser qu’en quelques clics tout peut s’effondrer tel un château de cartes. Pire encore, car elle n’y est pour rien… Mais les sentiments, les amis, la famille même, tous peuvent être capable de tout dans les pires moments.  

Bref je n’en dis pas plus de peur de spoiler MAIS sincèrement si vous avez envie d’une belle virée à Marseille en compagnie de Laure Enza, je vous invite à lire « Pas de chichis entre amies » ….

Alors dites Moi tout ? Qui l’a lu ? Qui a l’intention de le lire ? 

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