Dans le regard de Fred

01 juillet 2022

Jour 1 - Semaine Spéciale - RED'ACTIVE EDITIONS

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Bonjour, Mailis, je suis heureux et fier de cet interview pour mon « Blog ». La responsable d’une Maison d’Édition, en l’occurrence Red’Active de Mon sud de la France. Donc tu t’en doutes bien que je vais être curieux, mais tu as accepté cette entrevue. Bref, venons-en au fait, qui es-tu Mailis, en quelques mots ?

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Je suis une passionnée de lecture et d’écriture depuis ma plus tendre enfance. J’ai toujours baigné dans cet univers, que ce soit à durant mes études, durant mes loisirs, ou durant ma vie professionnelle puisque j’ai été libraire, puis écrivain public, rédactrice de débat et enfin éditrice.

Comment arrive-t-on à la tête d’une Maison d’Édition ?

On y arrive en se jetant dans le vide sans trop réfléchir, en écoutant uniquement son cœur, ses rêves et ses envies. Mais on y arrive aussi après avoir exploré toute la chaine du livre et avec la conviction que la lecture est d’utilité publique.

Parle-moi justement de la Maison d’Édition Red’Active ?

Les éditions Red’Active, c’est une maison d’édition à compte d’éditeur qui prône l’idée qu’il existe un livre pour chacun d’entre nous. D’où l’éclectisme de ma ligne éditoriale. Tout le monde a quelque chose à dire et chacun de nous a quelque chose à apprendre. C’est la raison pour laquelle mon rôle est de mettre en relation l’auteur et le lecteur.

Les deux piliers des Editions Red’Active sont la diversité et l’accessibilité. La diversité, c’est-à-dire une proposition de textes variés, pour satisfaire les attentes d’un lectorat multiple. Qu’il y en ait pour tous les goûts. C’est ma démarche. Ma proposition. Mon invitation à la découverte.

L’accessibilité, c’est le choix du format. Format poche. Petit format, petit prix. Pour grand public. Pour faciliter l’acquisition du livre à une majorité de personnes. Choix fort contestable du point de vue strict de la rentabilité. Choix marginal, pour ne pas dire unique, dans le monde de l’édition. Mais c’est mon choix. Mon implication. Mon éthique.

La lecture pour tous. Dans l’intention et dans les actes.

Explique-moi ton choix pour un manuscrit qui va être édité chez Red’Active ? Les critères d’acceptation d’un manuscrit ?

Tous mes choix relèvent d’un coup de cœur, autant pour le texte que pour son auteur. Les deux sont généralement très intimement liés. Je m’intéresse essentiellement au fond, car la forme est toujours perfectible, et que mon équipe comporte les compétences requises pour améliorer la forme d’un texte. Si le fond me touche, si le message me semble important, pertinent, alors il vaut la peine que je l’examine de près. Je ne peux évidemment pas les retenir tous, mais aucun n’est rejeté a priori, sauf lorsqu’il comporte évidemment des propos orduriers, de la haine, du règlement de compte, ou une idée contraire à mon éthique. 

Qu’aimerais-tu dire aux éventuels auteur(e)s qui n’oseraient pas t’envoyer leur manuscrit ?

J’aimerais leur dire qu’il faut oser, mais qu’il faut aussi être prêt à accepter le retour qui n’ira pas forcément dans le sens qu’ils attendaient. Tous les textes méritent d’être écrits, car l’écriture est un excellent exutoire. L’écriture a des vertus cathartiques incontestables, et jamais je ne découragerais quelqu’un d’écrire. En revanche, il se peut que les messages délivrés ne concernent que soi-même ou un entourage proche, il arrive que la seule vertu d’un texte ait été d’être écrit. Si tous voient le jour lorsqu’ils sont couchés sur le papier, tous ne sont pas destinés à être lus par le plus grand nombre, et surtout, certains ne sont absolument pas aboutis au moment où je les reçois. Mon travail n’est pas de tout accepter, mais d’aider les futurs auteurs à avancer sur ce que j’estime être le bon chemin. Sur 50 manuscrits, seul un sera retenu et je tiens à ce que tous les auteurs que je refuse en comprennent les raisons. J’essaie de m’expliquer avec diplomatie, mais je sais tout l’affect que chacun met dans ses écrits, et comme il est dur de se sentir jugé. Les auteurs doivent comprendre que ce n’est jamais eux que je juge. Je me contente d’évaluer un travail d’écriture et sa pertinence dans le circuit du livre. À aucun moment je ne me permettrais de juger leurs pensées.

Que dirais-tu à des lectrices et lecteurs potentiels qui n’ont pas encore eu la chance de lire un Red’Active ?

Je leur dirais que s’ils aiment lire, ils trouveront forcément un livre au moins qui les comblera, et s’ils n’aiment pas lire, je leur dirais que je travaille jour après jour à ce que l’un des ouvrages des Editions Red’Active ait le pouvoir de les faire entrer dans le monde de la lecture. Je cherche l’accroche dans la diversité, celui qui fera basculer quelqu’un d’un l’univers du livre ou qui le confortera dans son choix.

D’ailleurs, depuis la création (combien d’années exactement ?), combien de livres sortis ?

Les Editions Red’Active ont été créées en janvier 2017 et comptent 30 ouvrages au catalogue.

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Venons-en à toi et ton côté lectrice ? Ton auteur(e) favori (e) ? (Des raisons évidentes à ton jugement…)

Je lis énormément, et j’avoue avoir un faible pour les polars. J’aime les intrigues, les enquêtes, j’aime l’idée d’avoir un monde entre mes mains, l’idée que les quelques pages contiennent un début et une fin, savoir que j’ai le pouvoir de lire le dénouement avant, si je le souhaite, mais je préfère cheminer avec les personnages. La lecture, à mes yeux, est un véritable voyage, dans le temps, l’espace, et l’humanité. Jamais je n’ai lu le moindre livre dans lequel je n’ai trouvé une phrase qui énonçait exactement l’un de mes ressentis, sans que je n’aie jamais réussi à le verbaliser. Je me nourris des personnages, de leur complexité, de leurs réussites. J’aime tout particulièrement Élisabeth George, mais aussi, dans un tout autre registre, Joyce Carole Oates et Nikki Gemmell.

Le tout premier livre que tu as lu, c’était quoi ?

Honnêtement, je ne me souviens pas. Je sais que j’ai lu très tôt les Stephen King et que j’ai toujours été sensible à son univers où l’enfance et ses traumatismes jouent un rôle prépondérant. Je suis également très sensible à sa manière de voir en chacun de nous une sorte de schizophrénie constitutive. Selon moi, c’est une très juste manière d’expliquer l’immense complexité de l’âme humaine, mais aussi ses ressources et ses faiblesses… et sa richesse incommensurable.

Ton coup de foudre littéraire ? Le livre qui t’a le plus bouleversé ? (Les raisons à cela)

Mon coup de foudre littéraire ira à Jean Genet que j’ai découvert en terminale grâce à mon professeur de français. Jean Genet est un écrivain extrêmement troublant, paradoxal, à fleur de peau, dont la perversion me fascine et, étrangement, me touche. Ses œuvres, théâtrales notamment, sont complètement décalées, mais selon moi, extrêmement profondes. Au fil de cette interview, je me rends compte à quel point je suis fascinée par l’ambivalence de l’âme humaine, capable du pire comme du meilleur, et je suis intimement convaincue que c’est la souffrance qui engendre le pire, et non la nature profonde de l’humanité. À cet égard, je vous invite tous à lire Pauvre petit garçon, de Dino Buzzati, que vous pourrez lire dans le K.

Je t’invite ici même à m’offrir des scoops, même si je suppose tu ne vas pas tout dévoiler avant l’heure de tous les projets Red’Active ?

Je vous annonce pour mai ou juin prochain, la parution de Tonton avait une ferme en Ukraine, de Manu Gros, préfacé par Jean-Paul Delfino. Un roman complètement décalé, écrit par un Rabelais des temps modernes, quelque chose de complètement différent de ce que je publie jusqu’à présent, mais un texte dans lequel je crois énormément tant il est différent, rocambolesque, gouailleur, et toujours emprunt d’une grande humanité.

En dehors de la Maison d’Édition, as-tu encore le temps de lire des livres pour ton plaisir personnel ?

Oui, j’essaie…

Et l’écriture dans tout ça, as-tu déjà pensé à écrire ?

J’ai coécrit le premier livre publié aux Editions Red’Active : Ce petit bout de Chemin maudit, pour une maman dont la fillette de 15 ans est tragiquement décédée en 2014 dans un accident de la route. Mais je ne sais écrire que lorsque l’on me confie une trame. Je suis une technicienne de la langue, mais je crois que je manque profondément d’imagination. Chaque jour qui passe je suis un peu plus convaincue que mon rôle et de mettre en valeur les textes des autres, et pas les miens. D’autant plus que dans chaque texte que je publie, il y a quelque chose de moi… Mes auteurs écrivent souvent ce que j’aurais aimé écrire moi-même… Un éditeur, à mes yeux, ce n’est pas un écrivain raté, comme on le dit souvent, mais un écrivain par procuration…

Pour nourrir ma curiosité, j’aimerais aussi te demander si tu regardes la télévision, des séries peut-être ou des films, dis-moi tout ?

Je regarde énormément de séries policières, pour les mêmes raisons que je lis des polars… Mais de manière générale, je suis beaucoup plus branchée littérature que cinéma. Selon moi, le cinéma plaque des images sur une histoire, tandis que le roman permet de laisser libre cours à son imagination. La littérature offre à mes yeux un espace de liberté beaucoup plus grand que le cinéma.

Et la musique dans ta vie, a-t-elle une place ? Tes goûts…

La musique n’occupe pas une place très importante dans ma vie… En revanche, et même si je ne prends plus le temps de le faire, j’adore chanter. Mais plus que pour l’esthétisme du chant, je pense que chanter me défoule et m’aide à extérioriser certaines émotions, conscientes ou non. Il y a dans le chant quelque chose de l’acte d’écrire en ce que les deux permettent de faire sortir de soi un trop-plein de joie, de peine, de colère, de tristesse, un trop-plein…

Voilà, nous arrivons bientôt à la fin de cet entretien, MAIS, serait-il possible que tu glisses les liens où l’on peut te découvrir toi, mais aussi, et surtout Red’Active ?

www.redactiveeditions.com

https://www.facebook.com/profile.php?id=100015058601969

Sans oublier de t’interroger sur mon blog, comment trouves-tu mon idée ?

Tu cherches à promouvoir la culture, et peut-être plus particulièrement la culture « confidentielle », comment veux-tu que je ne trouve pas que c’est une idée formidable ? Tu donnes de ton temps, gratuitement, tu tends la main, tu écoutes, tu réagis… Je trouve cela formidable, très sincèrement, et je suis honorée de la célérité avec laquelle tu as répondu à ma sollicitation. Merci.

Et enfin, quels sont tes vœux et résolutions pour l’année 2022 ?

Mes résolutions ? Redresser la barre financière des Editions Red’Active et continuer à promouvoir le plus possible et le mieux possible tous les auteurs qui m’ont fait confiance en me remettant leurs textes. Mon vœu ? Que le 31 décembre 2022 ne signe pas la fin des Editions Red’Active.

Mailis, je te remercie profondément de m’avoir accordé ce temps, même si je sais vu tout ce que tu fais, qu’il t’en manque. Je t’embrasse et j’espère te rencontrer bientôt.

À mon tour de te remercier très très sincèrement pour cette mise en lumière de mon travail, en priant pour qu’elle rejaillisse sur mes auteurs, très vite et très fort !

Posté par jean frederic à 08:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


29 juin 2022

Faisons connaissance avec Mathieu Blard

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Hello Mathieu, tout d’abord sache que je suis heureux et fier de te recevoir, ici même sur Mon « Blog ». Alors, venons-en au fait ! Installe-toi confortablement, permets-moi de t’offrir, un café, un thé peut-être ou préfères-tu un mojito ?

Bonjour Jean-Frédéric. Allons-y pour un kawa, merci !

Bien, alors je vais être curieux, mais je suppose que tu t’en doutes bien étant donné que tu as accepté cette entrevue. Tu es un Homme, auteur, lecteur et tu as une famille, mais finalement qui es-tu exactement en quelques mots, Mathieu Blard?

En quelques mots, un petit gars qui aime bien raconter des histoires. Je le fais dans mon job, puisque je suis journaliste à Ouest-France, et puis aussi dans mes livres. Du reste, un type assez basique, boxeur raté toujours passionné et dingue de belles lettres. 

Comment fais-tu pour tout conjuguer ?

Honnêtement, je ne conjugue pas trop, en ce moment, je suis à fond dans le taf et ça remplit déjà pas mal mon existence. 

Je vais me pencher plus vers ton activité d’auteur si tu me le permets : quel est le cadre idéal où tu aimes écrire ?

Ça n’a pas tellement d’importance si l’envie est là. Mais la plupart du temps, le vieux canapé pourri, inconfortable et douloureux pour le coccyx de mon salon. Sinon, une terrasse de rade pas trop bruyante fait bien l’affaire aussi. 

Même si je suis conscient que les auteur(e)s se servent de leurs vies pour écrire, je désire en découvrir plus sur tes sources d’inspirations, quelles sont-elles ?

La vie, effectivement, c’est pas mal, parce qu’elle a bien plus d’imagination que moi. Sinon, j’ai quelques grands auteurs dont la prose tournicote dans mon ciboulot. En vrac : Despentes, Céline, Bukowski, Gary, London… Il y a les poètes modernes aussi, des rappeurs ou slameurs comme Youssoupha, Diam’s, NTM, IAM, Grand Corps Malade, Abd Al Malik… Il y a aussi les textes de Brel, Brassens ou Ferrat, évidemment. 

Qu’oserais-tu dire à des lectrices et lecteurs potentiels qui n’ont pas encore eu la chance de te lire ?

Bonjour, déjà, parce que je suis un gars poli. Ensuite, lisez-moi si ça vous chante même si j’aimerais bien. Et puis, sinon, si l’envie n’est pas là, c’est pas bien grave, on peut quand même être potes et tailler une bavette parce que c’est de loin le plus important. 

(J’espère ceci dit que mon retour au sujet d’un de tes livres en l’occurrence « Défonce ton porc»  publié sur mon blog, va déjà donner aux lectrices et lecteurs l’envie de te lire). D’ailleurs raconte-moi l’histoire de ce livre ? D’où est venue l’idée ? Les petites informations pour la naissance des lignes etc. Je veux tout savoir ?

C’est parti d’un constat : les meufs de mon entourage ont toutes subi ou subissent du sexisme. Il suffit de parler à des femmes pour se rendre compte à quel point le patriarcat est un système dangereux, violent et criminel. Mais même si ça parait contre-intuitif, cela fait du mal aux hommes aussi. Le culte de la virilité, par exemple, qui nous pousse, nous, mâles, à devenir des berniques émotionnelles et des gugusses potentiellement violents, toujours courageux, systématiquement protecteurs, c’est infernal. C’est moins dangereux d’être un homme que d’être une femme, mais la fin du patriarcat ferait du bien à tout le monde. Cette histoire est partie d’une question toute bête : que se passerait-t-il si des femmes se mettaient à être aussi violentes que les hommes ? 

N’hésite pas à mettre quelques extraits de tes livres.

Tu en as déjà mis dans la chronique, j’ai un peu peur de noyer le lecteur. 

Si tu avais le choix d’un ou une auteur(e) pour un quatre mains, qui choisirais-tu ?

Sans hésiter une seconde, Virginie Despentes. Pour ses formules, pour ses engagements, pour son courage.  

Ton tout premier manuscrit fini ?

Jeunesses de France, paru aux éditions Mané Huily en septembre 2020.

Tu es auto éditée ou en Maison d’édition et pourquoi un tel choix ?

Je refuse l’auto-édition par choix. J’ai besoin du retour critique d’un éditeur. 

Avant de conclure le chapitre auteur, peut-être as-tu envie de m’offrir un scoop sur ton futur projet ?

Ça risque d’être compliqué, je suis à sec de scoop. J’ai un machin pas fini dans les tuyaux depuis plus d’un an, mais bon, faut déjà le terminer avant de le soumettre à des professionnels.

Passons à l’aspect lecteur. Comment choisis-tu tes lectures ? Quels sont tes styles de prédilections ?

J’aime les romans sociétaux, écrits de manière cash, brute, qui racontent quelque chose du monde dans lequel on vit, avec des pointes de tendresse. Je lis aussi des essais, et évidemment, la presse, c’est mon job. Côté style, je suis pas chiant, un peu de tout, si la plume m’attire. J’ai tendance à privilégier la forme au fond, en littérature. Une histoire pourrie bien racontée, je prends. Même si quand les deux se conjuguent, c’est mieux. 

Ton auteur(e) favori(e) ? (Des raisons évidentes à ton jugement…)

Virginie Despentes, les raisons sont les mêmes que celles évoquées ci-dessus. 

Le tout premier livre que tu as lu, c’était quoi ?

Alors, ça, c’est une colle. Ça compte, les livres de bains qu’on lit aux enfants ? De toute façon, c’est mes parents qui l’ont lu et j’ai rien sûrement rien compris parce que j’étais bébé. 

Ton coup de foudre littéraire ? Le livre qui t’a le plus bouleversé ? (Les raisons à cela)

Il y en a plein, mais pour éviter de citer encore les mêmes plumes, je vais parler de mon dernier gros coup de cœur : Rhapsodie des oubliés, de Sofia Aouine. C’est une sorte de La vie devant soi moderne, un bouquin écrit à hauteur d’ado, qui retourne les tripes, bourré de tendresse et l’autrice a une plume de génie.  

Pour nourrir ma curiosité, j’aimerais aussi te demander si tu regardes la télévision, des séries peut-être ou des films, dis-moi tout ?

Oh, oui. Je ne suis pas de ceux qui disent que la télé, c’est infernal et débile. Suffit de choisir ses émissions. Je les regarde en direct ou en replay sur l’ordi, car je n’ai pas la téloche, mais je suis la boxe quand j’ai le temps, il m’arrive de mater un match de ballon, je zieute les soirées électorales, de temps en temps la grande librairie si y’a quelqu’un que j’aime bien dedans. Mais avec les plateformes, c’est vrai que le soir, c’est plus séries ou film. Côté série, j’ai adoré Baron Noir. Pour les films, y’a pas grand-chose au-dessus de Million Dollar Baby. Mais j’aime bien aussi les conneries américaines où tout le monde se bat à la fin, les trucs d’horreur un peu débile, les péplums modernes. Je résiste pas non plus si y’a des orques ou des zombies qui essayent de bouffer des gens, avec des gentils pour sauver le monde. 

Et la musique dans ta vie, a-t-elle une place ? Tes goûts…

Oui, essentiellement dans la bagnole. J’ai commencé avec Tryo et Bob Marley, maintenant c’est ceux que j’ai cités au début comme poètes modernes. 

Voilà, nous arrivons bientôt à la fin de cet entretien MAIS, serait-il possible que tu glisses les liens où l’on peut te découvrir ?

Très honnêtement je n’en ai pas de liens, à part les réseaux sociaux, où je porte toujours mon vrai blase, mille excuses. 

Sans oublier de t’interroger sur mon blog, comment trouves-tu mon idée ?

C’est un chouette blog, mes félicitations !

Où va-t-on avoir la chance de te croiser en salon cette année ?

Pour le moment, je n’en sais rien, il faut qu’on cale une date avec LBS (l’éditeur), qui soit compatible avec mon boulot. 

Et enfin, quels sont tes vœux et résolutions pour l’année 2022 ?

C’est un peu passé cette affaire, tout ce que je peux te dire c’est que j’ai tout ce que je veux et j’ai pas tenu mes résolutions (pour ça, comme tout le monde, non ?). 

Mathieu, je te remercie profondément de m’avoir accordé ce temps, même si je sais vu tout ce que tu fais, qu’il t’en manque. J’espère te rencontrer bientôt.

Carrément, au plaisir ! Merci à toi !

Posté par jean frederic à 10:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

27 juin 2022

Titre évocateur pour un livre qui l'est tout autant!

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Bonjour mon Cercle Amical, lorsque Mon Amie Nelly( agent littéraire dont vous pouvez faire la connaissance sur mon blog dans un article datant du 19 février 2022) lance un appel à SP( décidément je ne suis pas fan de ce mot trop professionnel de Service Presse), je n’hésite jamais car je sais déjà que je vais clairement passer du bon temps à lire le livre et une fois n’est pas coutume, je me plonge dans ce livre de Mathieu Blard( dont vous allez découvrir son interview le 29 juin 2022), avec son livre « Défonce ton porc » édité depuis le 15 juin 2022 aux Éditions LBS Noir 

La couverture est simple MAIS assez explicite.

Quatrième de couverture 

« Et si les rôles étaient inversés ? Que les femmes prennent le pouvoir et imposent leurs droits, même par la force ? Trois jeunes femmes aux origines sociales différentes. Trois destinées brisées qui se rejoignent, liées par un même constat : elles sont victimes de leur genre. Ensemble, elles décident de se révolter et de rendre coup pour coup. Chasse aux hommes sexistes, expéditions punitives, escalade de la violence, leurs actions font du bruit. Un véritable mouvement, désorganisé et révolutionnaire, se généralise dans tout le pays. La chasse aux porcs est ouverte. La psychose s'installe. La presse se fait l'écho de leur lutte. Les autorités réagissent et face à l'ampleur de la situation, l'état d'urgence est déclaré. »

Extraits :

« Une sorte de solidarité s’est nouée toute seule entre les trois, bien aidée par des quantités de gorgeon à faire virer rouge vif un éthylotest. Tout de suite, elles ont ressenti naturellement un truc qui les reliait. Comme une communauté de souffrance. Pas cette pseudo-sororité de magazine féminin où on cause affaires de gonzesses en buvant du thé matcha. Non, un truc plus fort, comme les prolos du XIXe qui en ont eu d’un coup marre de se faire enfiler par les détenteurs des moyens de production. Avec en fond, une sorte de haine sourde qui soude les amitiés. Alors que Gloria va chercher des verres pour les remplir d’un blanc moisi sec comme un coup de trique, à vous faire des trous dans l’estomac, Léa allume machinalement Tinder pendant que Leila allume machinalement un joint large comme l’index de leur nouvelle copine. »

« Gloria se ravise quand elle voit la trombine de la pote qui semble être plus sonnée encore que le type à qui elle a explosé un verre à pinte sur la cafetière. Des fois, il n’y a pas de mots, alors, elle l’attrape sous les aisselles et la prend dans ses bras sans poser de questions. Les réponses, elle le sait, vont venir toutes seules. Mais en attendant, elle lui balance de la sérotonine par hectolitres directement de son palpitant gros comme le monde, et s’attriste de la sentir revenir comme si son étreinte ne servait à rien. En vrai, elle sert. À abattre les dernières défenses et montrer qu’elle est là. 

Solennité du moment, où tout le monde pige qu’il s’est passé quelque chose de grave. Léa, elle ne sait pas refouler comme Leila. Les minutes passent, la pendule Ikea ronronne au salon comme dans la chanson de Brel, et les tisanes refroidissent gentiment parce que personne n’en a grand-chose à foutre. Elles sont toutes autour de la table, Leila et son regard dur, Gloria et son empathie, Léa et son syndrome post-traumatique. Dans un univers exclusivement féminin, avec deux meufs dont elle pressent que ces dernières en chient autant qu’elle, et donc, par extension, qu’elles peuvent sinon comprendre, au moins écouter sans juger, Léa raconte. »

« Lettre des chiennes à leurs maîtres

C’est fini, de dormir tranquilles, enfoirés. C’est fini, de nous zieuter comme de la barbaque, nous siffler dans la rue, nous demander nos téléphones comme si vous vouliez nous les tirer en plus de nous sauter. C’est fini de négocier nos augmentations contre un coup de queue, d’écouter passivement de vieux criminels déblatérer sur la chute du mâle blanc, de laisser les éditorialistes raconter qu’on aime ça, se prendre des mains au cul. C’est fini de nous garder à demeure, de nous voiler de force, de nous prendre pour des connes tout juste bonnes à faire des nouilles. C’est fini de raconter vos vannes de merde où on conduit comme des tanches et on sait pas faire une addition. C’est fini de monnayer nos culs, de tirer profit de nos larmes et de notre cyprine. »

Dès le début de l’œuvre nous faisons connaissance avec Léa, 28 ans une jolie fille brillante journaliste d’une grande radio parisienne qui gratte des articles au kilomètre pour le site web pour un salaire minable. Semble-t-il devenue féministe depuis peu. Elle finit la soirée agressée par un rencard d’un soir trouvé sur un site.

Dans nos connaissances c’est au tour de Gloria 29 ans taillée comme une armoire à glace, Féministe militante. Pour elle s’est les insultes vis à vis de son aspect plutôt masculin qui déplaît aux hommes.

Et encore une connaissance, en lisant la suite. Leila une banlieusarde, étudiante de Science Po qui voit un boxeur en douce pour ne pas avoir de soucis avec son frère moralisateur et semble-t-il touché par la religion. Elle est à l’hôpital pour justement voir son copain qui vient de se faire tabasser. 

Finalement, toutes les 3, malgré leurs univers complètement différents vont se rencontrer dans un bar et finir la soirée toutes alcoolisées chez Gloria. Serait-ce le début d’une belle amitié? … Le plus simple pour répondre à la question c’est de lire à la sortie le 15 juin : « Défonce ton porc ».

Les scènes de violences sont assez détaillées et peuvent heurter certaines sensibilités MAIS j’ai apprécié lire cette œuvre malgré tout. Je suis sortie de mes lectures habituelles et j’apprécie ça. L’écriture est assez crue, énormément percutante. Ce livre est autant adressé aux femmes qui en ont assez de subir le patriarcat, qu’aux hommes qui apprendraient énormément des notions de respects qui me semblent essentielles (peu importe les envies et besoins intimes d’ailleurs) …

Je finirais ce livre par un conseil, c’est si rare d’ailleurs MAIS peu importe ce livre est tellement hors norme et inqualifiable…

Ne pensez pas que la violence puisse tout résoudre. Certes parfois il faut en passer par là cependant. Respecter les humains comme vous aimez être respecté. Qu’ils ou elles soient gros ou grosses, grands et grandes, ou noirs, blancs, jaune peu importe chaque humain est riche de son expérience de la vie.

Alors vous tente-t-il les Ami(e)s? Ou l’avez-vous lu peut-être déjà ? Dites-Moi tout ?

Posté par jean frederic à 08:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

25 juin 2022

Rencontre avec Alexandrine Solane une voisine Sudiste!!!

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Hello Alexandrine, tout d’abord sache que je suis heureux et fier de te recevoir, ici même sur Mon « Blog ». Alors, venons-en au fait ! Installe-toi confortablement, permets-moi de t’offrir, un café, un thé peut-être ou préfères-tu un mojito ?

Tu m’as proposé un mojito, je dis oui. On est en été et il fait chaud en Provence ! 

Bien, alors Alexandrine, je vais être curieux, mais je suppose que tu t’en doutes bien étant donné que tu as accepté cette entrevue. Tu es une femme, auteure, lectrice et tu as une famille, mais finalement qui es-tu exactement en quelques mots, Alexandrine Solane ? 

Je suis une femme de lettres incontestablement ! Tous mes objectifs se tournent vers la littérature, l’écriture : vivre de ma plume. J’adore écrire. 

Je suis également chroniqueuse et vous retrouverez toutes mes chroniques sur mon site. 

Comment fais-tu pour tout conjuguer ?

J’utilise le retourneur de temps d’Hermione ! Non, je plaisante évidemment. J’écris l’après-midi en moyenne deux heures par jour. Donc l’écriture est loin d’être une séance de torture ou de triturage de cerveau. Je suis le plan que j’ai défini et hop, tout vient naturellement

Je vais me pencher plus vers ton activité d’auteure si tu me le permets : quel est le cadre idéal où tu aimes écrire ?

Le cadre idéal c’est partout ou tu peux emmener ton cerveau, j’ai envie de dire ! Bon, j’écris dans ma chambre, mon nid (mon terrier !) parce que c’est là où il y a mon ordinateur. 

Même si je suis conscient que les auteur(e)s se servent de leurs vies pour écrire, je désire en découvrir plus sur tes sources d’inspirations, quelles sont-elles ?

Je m’inspire de l’Histoire, des légendes, films, séries. J’exploite souvent le genre « fantastique » pour raconter des histoires « féériques ». Vampires, magie, extraterrestres, et autres créatures surnaturelles peuplent mon monde pour le plus grand plaisir du lecteur... 

Qu’oserais-tu dire à des lectrices et lecteurs potentiels qui n’ont pas encore eu la chance de te lire ?

L’imagination est un trésor, mon trésor, et bienheureux sont ceux qui vont découvrir pour la première fois Sandra, une écrivaine sexy, et son amant Lucifer. Ou les Sambourg, une dynastie de souverains pervers et des prêtresses clairvoyantes. 

(J’espère ceci dit que mon retour au sujet d’un de tes livres en l’occurrence «La colline aux esprits» publié sur mon blog, va déjà donner aux lectrices et lecteurs l’envie de te lire). D’ailleurs raconte-moi l’histoire de ce  livre ? D’où est venue l’idée ? Les petites informations pour la naissance des lignes etc. Je veux tout savoir ?

Ce livre est inspiré de « Manon des sources », le film avec Emmanuelle Béart et je l’ai revisité à la sauce fantastique. La première version a été écrite dans les années 2000 (je ne me souviens même plus de la date précise). Le titre originel était « L’église d’Espigoulles » et le nom de famille de Luc était Durand, pas Lauzel. Le prologue était plus court que celui que les lectrices découvriront.

Pour ce roman, j’ai lu une quinzaine de livres sur des sujets aussi divers que les fontaines, le savon de Marseille, les lavoirs provençaux ou « l’art de vivre et l’artisanat en Provence ».

Je me suis régalée à écrire cette histoire. « La colline aux esprits » est une romance fantastique, mais j’aurais pu la catégoriser « romance historique » : je me suis documentée sur la vie quotidienne d’antan en Provence. A Eigas, vous rencontrerez un capelan, un médecin, l’épicier ou le rémouleur. L’employé municipal allume les réverbères, avec une technique spécifique que je décris.

Si vous recherchez un récit historique, en Provence, « La colline aux esprits » est conçu pour vous ! Et vous entendrez les cigales bien sûr. 

N’hésite pas à mettre quelques extraits de tes livres. 

« La colline aux esprits »

Extrait 1

« Le pied sûr, la fille, qui avait troublé Luc Lauzel, cabriolait, volait sur les sentiers en virevoltant, découvrant impudiquement ses jambes fuselées. La gamine d’autrefois avait fait place à une adolescente au corps de femme.

La chevrière connaissait la colline d’Eigas comme sa poche : elle était née dans un mas et grandissait dans la garrigue. Les plantes médicinales n’avaient aucun secret pour elle ni les vignes sauvages ou les vergers en friche. » 

Extrait 2

« Elle sentait les âmes de ses ancêtres l’accompagner, la guider et elle tirait sa force de ces psychés. Au sens littéral comme au figuré. 

Quand elle courait dans les collines, les esprits des animaux tournaient autour d’elle : ils étaient chacun à l’image de leur propriétaire. Par exemple, pour la cigale, il ressemblait à l’insecte, vibrant et allongé. La chouette, elle, s’avérait être une ombre imposante et intimidante. Le serpent était un trait étiré et sinueux.

Elle préférait le souffle vital des oiseaux, libres et indomptables comme elle. L’ortolan était son totem, son alter ego, son ami, et la suivait partout. Cette présence rassurante, fluide et légère l’apaisait. »    

Si tu avais le choix d’un ou une auteur(e) pour un quatre mains, qui choisirais-tu ?

C’est déjà fait ! Comme tu le sais, Jean Yves Le Quéau (Khunlung) participe à la création de mes livres depuis quatre ans. Pour « La colline aux esprits », il a écrit un passage se déroulant en Égypte et les derniers chapitres. C’est une collaboration fructueuse et une belle amitié nous unit. 

D’ailleurs parle-moi de tes livres déjà sortis ?

Il y en a neuf, de la romance fantastique à la contemporaine (tout ça c’est détaillé dans les liens ci-dessous). Je recommande « Epicuriel » et « La dynastie des Sambourg », publiés chez Plumes de Mimi Editions. 

Ton tout premier manuscrit fini ?

Je l’ai fini à 14 ans et j’ai conservé le manuscrit originel. Très mauvais ! Je pense que des manuscrits doivent être corrigés, d’autres non.

Tu es auto éditée ou en Maison d’édition et pourquoi un tel choix ?

Autoédition et maisons d’édition ! Avec une maison d’édition, l’auteur est soutenu et c’est ce que je ressens avec Plumes de Mimi Editions. Pour « Bestiaire », je suis publiée dans Jenn Ink Editions. L’avantage de l’AE c’est que je peux toucher beaucoup plus de « redevances » (droits d’auteur Amazon) et je maîtrise, toutes les étapes de l’écriture à la couverture. 

Avant de conclure le chapitre auteure, peut-être as-tu envie de m’offrir un scoop sur ton futur projet ?

Oui, il y a une référence à la Bretagne, la région de Jean Yves !

Passons à l’aspect lectrice. Comment choisis-tu tes lectures ? Quels sont tes styles de prédilections ?

C’est très simple : je lis méthodiquement chaque livre du rayon « imaginaire » de la médiathèque municipale. Donc, une prédilection pour la SF, le fantastique et l’historique. Je lis également des romans contemporains, parfois des bandes dessinées. 

Ton auteur(e) favori(e) ? (Des raisons évidentes à ton jugement…) 

Jim Harrison, JC Staignier, Céline Delhaye... Harrison, parce qu’il écrivait sur l’Amérique « en marge » et il adorait la nourriture (comme moi !). JC et Céline sont des autrices de romans historiques : « La saga des cœurs perdus » et « Á jamais » sont géantes !

Le tout premier livre que tu as lu, c’était quoi ? 

Euh, un livre pour enfant ?

Ton coup de foudre littéraire ? Le livre qui t’a le plus bouleversé ? (Les raisons à cela) 

Mon dernier coup de foudre littéraire c’est la saga « Sang éternels » de Florence Barnaud, un croisement de bit lit et d’écologie. Personnages au top, rebondissements de folie, j’adore . 

Pour nourrir ma curiosité, j’aimerais aussi te demander si tu regardes la télévision, des séries peut-être ou des films, dis-moi tout ? 

Je regarde une série des années 90, « Melrose Place », avec des péripéties invraisemblables et j’aime bien. Il y a sept saisons.

Et la musique dans ta vie, a-t-elle une place ? Tes goûts… 

J’écris en musique : pop, variété, électro, jazz. J’aime la musique hindi, la musique d’ambiance (vagues, oiseaux, etc).

Voilà, nous arrivons bientôt à la fin de cet entretien MAIS, serait-il possible que tu glisses les liens où l’on peut te découvrir ?

Mon site : https://alexandrinesolane.wordpress.com/wp-admin/customize.php?url=https%3A%2F%2Falexandrinesolane.wordpress.com%2Fmes-livres%2F

Mad Romance, salon littéraire du sud, le 13 et 14 août : Mad Romance Convention (mad-event.fr)

Profil Facebook : (1) Alexandrine Solane Romancière fantastique, historique | Facebook

Sans oublier de t’interroger sur mon blog, comment trouves-tu mon idée ? 

Super idée d’offrir cette opportunité aux auteurs, Fred ! D’ailleurs, je vois que le blog s’étoffe peu à peu, preuve de son succès.

Où va-t-on avoir la chance de te croiser en salon cette année ? 

Je participe à mon premier salon littéraire le 13 et 14 août 2022, à Salon de Provence. Je suis très impatiente d’y être ! Je pourrai dédicacer « Bestiaire 1 » au stand de Jenn Ink Editions (et tous les autres livres que vous apporterez). 

Et enfin, quels sont tes vœux et résolutions pour l’année 2022 ? 

Succès, succès et beaucoup de lectrices !

Alexandrine, je te remercie profondément de m’avoir accordé ce temps, même si je sais vu tout ce que tu fais, qu’il t’en manque. Je t’embrasse et j’espère te rencontrer bientôt.

C’est moi qui te remercie Fred. Naella Perrin, l’héroïne de « La colline aux esprits », t’invite dans son mas à Eigas cet été... 

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23 juin 2022

Un Conte Erotique Pagnolesque d'Alexandrine Solane

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La colline aux esprits

Un livre qui sent bon le thym, le romarin, les herbes de Provence que l’on éparpille l’été sur la côte de bœuf avant de l’allonger sur le barbecue.

A chaque page tournée j’entendais les cigales chanter leur douce mélodie et le mistral soufflant dans les oreilles sans oublier la chaleur du soleil…

Je m’imaginais Siroter un jaune, le pastis à l’ombre d’un platane sur la placette du village d’Eigas…. Ou faire une sieste sur un verte prairie à l’ombre d’un pin. 

Un conte érotique Pagnolesque

Résumé :

« On m’appelle la sauvageonne, la sorcière. La vérité ? Je suis la fée de la colline et je parle aux esprits... Je n’hésiterai pas à déchaîner la foudre et la tempête sur mes ennemis !»

Provence, 1930. 

Naella, âgée de quinze ans, mène une vie simple et libre dans les collines. La nature n’a aucun secret pour elle...

Au village d’Eigas, on l’assimile à une créature mystérieuse et la jeune fille subit l’ostracisme des habitants depuis toujours. 

L’orpheline communique avec les défunts et elle maîtrise les éléments naturels.

Le nouveau curé, Luc Lauzel, s’éprend de la sensuelle adolescente.  Cet homme charismatique ne reculera devant aucun obstacle pour la posséder.

Naella succombera-t-elle au trop beau capelan ? Ou lui préfèrera-t-elle le séduisant Laurent Viguière, héritier d’une propriété ?

Sous le soleil brûlant, l’été attisera toutes les tentations et les épreuves marqueront dans sa chair la chevrière...

Plongez dans ce drame provençal, se déroulant dans un cadre magnifique aux senteurs de lavande ! 

Extraits : 

« Les étés caniculaires ou les hivers rugueux n’avaient aucune incidence sur sa farouche volonté de finir son œuvre. L’homme consacra quarante ans de son existence à l’église. Quand le temple fut achevé, il s’endormit pour toujours.

On l’enterra derrière la maison du Seigneur, sous une simple pierre tombale ou une année, celle de son décès, était gravée – puisqu’on ignorait celle de sa naissance.

Le jour de sa mort, les plans de l’édifice, tracés au crayon, s’envolèrent, poussés par le mistral, jusqu’au centre du village. »

« En plus de sa foi, il comptait sur son jeune âge et sa fougue pour ramener les brebis égarées dans la maison de Dieu. Il se savait bel homme et rendait grâce au Seigneur d’obliger les ecclésiastiques à porter un habit qui les distinguait de reste de la population. Plusieurs fois, à la dérobade, il avait surpris les œillades, peu protocolaires, de la gent féminine à son égard. La soutane était son armure qui le protégeait des regards ambigus des paroissiennes. »

« On la prenait pour une inculte, une femme des bois, une écervelée, mais elle connaissait l’astronomie, les plantes médicinales, la littérature et la biologie. La garrigue était sa salle de cours, sa source de revenus et d’émerveillement.»La nature, reine généreuse, lui octroyait tout pour vivre et bien plus : fruits et salades sauvages, herbes et bois. Elle la respectait et ne prélevait jamais plus que nécessaire.  

L’auteure a su décrire parfaitement l’ambiance d’une bourgade provençale, tout y est.

Après un prologue pour ainsi dire, étrange l’on fait connaissance avec Luc, le prête fraîchement sortie de son sacerdoce pour être ordonné et installé à Eigas, une belle petite bourgade provençale.

Dans le même temps, nous rencontrons Naella, une jeune et jolie chevrière vivant dans les collines que tous les mâles d’Eigas désirent…

Et enfin L’on fait connaissance avec Laurent Viguière petit fils d’un propriétaire de bastide.

Une poésie érotique se dessine dans ce livre. La plume est fluide malgré quelques erreurs de frappes entre autres, ça n’empêche pas la lecture. J’ai malgré tout eu un peu de mal avec le récit à la troisième personne, mais c’est personnel et je suis certain que la majeure partie du lectorat de ce livre va se régaler surtout s’il est attaché à La Provence chère à mon cœur.

Ces mêmes lecteurs vont autant rires que pleurer car Alexandrine, sait décrire des choses qui poussent à réagir, à ressentir certaines émotions.

Parfois la vie est si triste MAIS malgré tout, elle mérite d’être vécue. Naella le sait, et même si le sort s’acharne, le soleil n’est jamais bien loin.

Elle est et reste forte malgré les épreuves de la vie jusqu’à partir de ses terres pour rejoindre celle de ses ancêtres avant de revenir la haine et la vengeance en motivation principale.

Ce livre traite de sujets encore « tabous » en 2022, l’inceste, le viol pourtant d’actualités en tout temps. Et que dire de l’acte avec un prêtre pourtant Alexandrine racontée une histoire qui ne choque pas tant que ça finalement à la lecture. 

Une citation m’a disons… interpellé et je vous la retranscrit ici même : « Luc son amant, était un religieux et sa ferveur confinait au fanatisme. Pour lui, passion charnelle et adoration spirituelle de confondaient… »

Certes, plusieurs faits surnaturels apparaissent durant l’histoire mais la fin m’a complètement transporté. Soyons clair je ne m’y attendais pas. 

Là encore je souligne, l’incroyable aspect description que l’auteure a faite, m’ayant littéralement plongé dans les scènes.

Un petit détail m’a dérangé. Ce livre se passe dans une France d’antan MAIS l’aspect de quelques mots, pas tant que ça fort heureusement anglisé (j’ai inventé le terme). Ceci étant dit, encore une fois ça n’enlève rien à la qualité de plume de l’auteure. 

Pour conclure sur ce livre que j’ai apprécié, la fin est « originale ». Alexandrine, sait mener son lectorat à grand coup de descriptions, là où elle le désire. Nul doute que ce livre soit bien accueilli et trouve son lectorat. 

Merci de ta confiance Alexandrine pour m’avoir offert l’opportunité de lire ton livre avant sa sortie.

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21 juin 2022

Célébrons l'été et LA MUSIQUE comme il se doit!!!

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Aujourd’hui, c’est un article assez particulier que je vous propose. En effet, figurez-vous que nous sommes le 21 juin 2022. Jour de l’année où nous célébrons la musique. Mais aussi celui du premier de l’été.

Évidemment la saison estivale que m’inspire-t-elle exactement ? Excellente question, pensé-je. Merci de l’avoir posé !

L’été est à mes yeux la saison que je préfère. Je suis un homme du Sud de la France, j’aime la chaleur offerte par les rayons du soleil (ceci dit, toute l’année le soleil brille chez moi). Bien sûr, c’est la période ou les filles se dévêtissent, oubliant les pantalons pour porter les jupes et robes (si possible courtes pour le plaisir des yeux).

Autant vous l’avouer, je suis de nature très voyeuse. J’aime particulièrement regarder autour de moi. L’été est propice à un moment hors du temps, où installé à la terrasse d’un café, je matte la vie autour de moi. De surcroît, j’ai l’immense chance de vivre non loin de la mer, ça me donne l’occasion d’aller voir le long des plages les séances topless offertes par la gente féminine. Que j’aime voir un téton lorsqu’il est fièrement dressé. 

Cette saison est aussi celle des longues soirées à l’extérieur, simplement à la lueur de la lune qui brille, l’odeur d’un barbecue. Je suis certain qu’à lire ça, vous avez déjà l’eau à la bouche d’imaginer la côte de bœuf saupoudrée d’herbes de Ma chère Provence, en train de cuire. J’ose penser d’accompagner cette succulente viande avec des tomates bien fraîches et bien rouges entre coupées de tranches de mozzarella. Un petit rosé pour les amateurs et à cette heure-ci, avouez-le-vous avez le tableau bien en tête ?

Pour ma part, l’été est synonyme de légèreté. Sortir de chez Moi, pour savourer, profiter d’un groupe musical lorsque le soleil est couché en sirotant un mojito. Certes, je vis dans l’un des coins de France les plus fréquentés par les touristes du monde entier. Cela ne m’importe pas, j’aime tellement le brassage des populations ou tous participent à la vie active.

Oh peuchère, j’allais oublier de vous confier quelque chose. L’été rythme les parties de pétanque endiablées ou le seul et unique point de réflexion se résume à :

- Tu tires où tu pointes ?

Je le réitère, simplement de la légèreté. À l’apéritif, alors que les glaçons fondent dans le pastis, les cigales qui chantent. Ce n’est que du bonheur avouez-le ?

J’en profite pour vous faire une confidence, ça vous tente ? Évidemment que vous êtes tentés Mon lectorat, je commence à bien vous connaître.

Si vous désirez passer inaperçus lorsque vous venez ici. Pensez à honorer et respecter le peuple provençal. Et pour ça, une seule et unique recette magique que je vous confie : faites perdurer les traditions provençales et notamment celle de LA SIESTE. Installez-vous à l’ombre au son des cigales et fermez les yeux. N’êtes-vous pas bien à cet instant précis ?

Bon, vous l’avez compris, j’aime énormément l’été MAIS, aujourd’hui est aussi le jour où l’on célèbre la musique.

J’aime tellement la musique, elle accompagne toute ma vie. Que ce soit une symphonie de Mozart ou une douce mélodie de Julien Doré en passant par un gros son électro de Joachim Garraud pour finir avec un excellent souvenir du groupe de ma jeunesse Indochine. J’aime tous les styles musicaux. Dès mon plus jeune âge d’ailleurs je l’ai aimé. J’ai eu l’immense chance d’animer des soirées et comme ça ne me suffisait pas, j’ai animé une émission radio durant deux ans. Que d’excellents souvenirs avec la musique qui accompagne ma vie.

Je vous entends dire déjà haut et fort :

- Mais comme tout le monde mon pauvre ami !!!

Je le confirme, comme tous sauf que pour ma part, c’est grâce à elle sûrement que je me sens vivant. (Bon, je l’avoue, le sexe aussi me fait me sentir vivant).

Toujours est-il que j’en écoute en permanence. En lisant un bon Thriller où je glisse un CD d’Iron Maiden dans ma platine. Cet exemple-là me rappelle ma lecture de : La Corde de Mi de mon ami et talentueux auteur Christian Guillerme. Mais je pourrais très bien vous citer aussi Mon Amie et auteure géniale Charlie Genet qui m’avait fait, lors de ma lecture de son livre : La Bacchata.

Avant de conclure cet article, j’aimerais aussi vous faire la confidence que j’ai eu, par le biais de mon travail, l’immense chance de rencontrer des musiciens MAIS je vous en cite deux. Le premier, le seul et unique André Verchuren. Je vous entends déjà dire :

- Hein, qui ça ?

Cet homme, décédé aujourd’hui, était à mes yeux le meilleur accordéoniste au monde. Un roi de la fête et du bal musette que j’ai adoré rencontrer ainsi que le voir plusieurs fois sur scène.

Et le second, encore un musicien. Je vais vous parler d’un ami, un vrai que je rencontre régulièrement. Un homme qui est généreux, passionné et tellement humain. Un guitariste gitan qui a accompagné mais aussi réinterprété les plus grands. Gérard Ferrer et un scoop rien que pour vous Mon lectorat. J’ai un livre qui va sortir bientôt et il est justement, à plusieurs reprises, questions de ce fameux gitan…Affaire à suivre donc !!!! 

Et vous alors, qu’est-ce que vous inspire le 21 juin ? Dites-Moi tout !

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19 juin 2022

Iam à Salon de Provence retour sur une Belle soirée!!!!

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Il y a un peu moins mois, en l’occurrence c’était le samedi 4 juin 2022 à Salon de Provence, j’ai eu l’immense chance d’aller au concert du groupe presque trentenaire d’IAM.

Pour l’occasion disons exceptionnelle, le pourtour de la Place Morgan été complètement mit en zone piétonne.

En arrivant sur site, je constate une grande scène assez imposante et sur les cotés, deux écrans à leds  plein jour.

Aux alentours de 20h00, un DJ salonnais prenait les platines pour lancer les festivités et chauffer le public. Des sons électroniques rythmaient le public déjà en grand nombre devant la scène.

Après une heure de set, c’est un second Dj celui-ci arlésien venait prendre le relais avec des sons très électroniques mélangés à du disco, de la variété française, le tout remixé pour le plaisir du public.

Peu avant 22H00, sur les différents écrans à Leds, d’abord Bengous puis Pagannelli avant d’entendre et de voir Dimitri Payet annoncer le concert d’Iam, unissant le public très nombreux dans des applaudissements et hurlements jusqu’à l’introduction de Dj Keops lancé l’introduction du concert.

Plusieurs morceaux tirés du dernier album été chantés en version live par Akhenaton, Shurik’en et compères avant d’entonner le célèbre titre Né sous la même étoile mettant définitivement le feu à la Place Morgan et le public qui chantait fort cette chanson si parlante pour de nombreuses personnes de ma génération.

Dès lors que le public était en folie, une introduction spéciale résonnait avec la marche impériale tandis que les membres du groupe Iam arrivaient avec les sabres lasers et chantaient l’empire du coté obscur sans oublier que cette version live plus longue et beaucoup plus interactive entre le groupe et le public.

Nous avions ensuite droit à un solo sur « comme un savon » d’Akhenaton toujours autant en forme malgré sa maturité et venait ensuite « Petit frère » que le public reprenait en cœur.

 

Nous allions tous vivre THE Flashback avec en musique de fond du George Benson et Olivier Cheatman avec une version live, de la pure bombe atomique de « Je Danse le mia » qui venait conclure cette première fin.

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Mais c’était sans compter sur un rappel ou IAM se lançait dans «  Bad Boys de Marseille ».

Un mot d’Akhenaton sur le Covid où il dit être content d’enfin retrouver la scène et pouvoir offrir leurs passion au public.

Demain c’est loin une anthologie d’IAM cette chanson avec un solo de Shuriken qui avec sa voix grave a clairement mît le feu

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Akhenaton Dit qu’il est heureux de venir faire des concerts juste à côté de la maison car à l’époque les concerts ainsi en pleins air ce passaient plutôt dans le Nord. Il est heureux de voir que les gens ont appris à s’amuser et que la culture populaire s’ouvrent de plus en plus à un public familial

Un peu plus d’une heure et quarante minutes de concert où ils ont clairement mis le feu.

Alors Mon cercle Amical, les avez-vous déjà vu en concert IAM ?

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17 juin 2022

Faisons connaissance avec Max Clanet - Les Nuits de la Bête !!!!

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Hello Max je suis réellement très content de te recevoir, ici même, sur mon « Blog ». Alors figures-toi que je suis content car tu es un Auteur du Sud de la France… Alors, venons-en au fait !

Je vais me pencher plus vers ton activité d’auteur si tu me le permets : quel est le cadre idéal ou tu aimes écrire ?

Je travaille chez moi, dès 6 heures du matin. Il faut écrire en permanence, chaque jour si l’on peut, tel un musicien qui joue quotidiennement de son instrument. 

L’écriture, c’est avant tout du travail, encore du travail et toujours du travail.

Un livre demande des mois de préparation. Il faut reprendre ses textes, ses phrases, ses mots, maintes et maintes fois. Il ne faut pas rechigner à la tâche et ne jamais baisser les bras. 

C’est la condition essentielle si l’on veut se faire publier par un vrai éditeur.

Même si je suis conscient que les auteur(e)s se servent de leurs vies pour écrire, je désire en découvrir plus sur tes sources d’inspirations, quelles sont-elles ?

Mon expérience de la vie, les gens que j’ai croisés, les propos que j’ai entendus, les lieux que j’ai fréquentés, les métiers que j’ai exercés… Ils forment un tout qui se cache au fond de la mémoire. Il suffit de temps en temps de le réactiver, c’est ce que l’on appelle « l’inspiration ». 

Qu’oserais-tu dire à des lectrices et lecteurs potentiels qui n’ont pas encore eu la chance de te lire ? ( Je l’avoue j’en fais encore partie MAIS plus pour longtemps car je vais bientôt me plonger dans les dossiers secrets de l’Élysée, l’affaire KIOR).

La lecture est un bien précieux, préservez-la et surtout, lisez de bons livres. Pour les trouver, n’hésitez-pas à demander des conseils à votre libraire qui vous aidera dans vos choix.

Si tu avais le choix d’un ou une auteur(e) pour un quatre mains, qui choisirais-tu  

Quatre mains sur un clavier, c’est beaucoup trop, je préfère écrire seul. 

Pourrais-tu me parler de tes livres déjà écrits ?

J’ai exercé comme journaliste d’investigation et à ce titre, j’ai publié trois livres d’enquêtes  : 

« Secret d’Etat » (Ed Ramsay 2008) (avec JM Verne) sur le crash de la Caravelle Ajaccio-Nice (ouvrage versé en qualité de pièce de procédure dans les instances pénales nationales et européennes)

«  Blessures de guerre » (Ed Le Spot-Info 2014) sur l’explosion de la Maison des Têtes de Toulon (sélectionné pour la bibliothèque du Congrès américain à Washington)

« L’encre de la liberté » (Ed La Boîte à Pandore, Paris, Bruxelles, Luxembourg, Fribourg, Montréal-Canada, 2021) (avec Pagan) récit de la vie d’un homme condamné pour complicité d’assassinat de la députée Yann Piat, devenu artiste-slam après onze années de prison. (préfacé par deux hauts magistrats). Ce dernier livre a été adapté dans un scénario pour le cinéma, coécrit avec Pagan.

J’ai publié mon premier roman d’espionnage « LES DOSSIERS SECRETS DE L’ELYSEE – L’affaire Kior » en mai 2021. C’est le numéro 1 d’une nouvelle série. Trois autres vont suivre… et peut-être davantage.

Tu es auto éditée ou en Maison d’édition et pourquoi un tel choix ? ……

Mes ouvrages de fiction sont publiés par LBS Editions qui appartient au groupe ALBIN MICHEL. 

D’ailleurs, tu as un agent littéraire, en l’occurrence notre amie commune, Nelly Topscher. Accepterais-tu de nous parler du lien que tu as avec elle ? Son rôle dans ton livre ainsi que sur les réseaux sociaux ?

L’agent littéraire est l’allié indispensable de l’auteur. Il l’aide, le soutient. Une confiance réciproque doit exister entre les deux. C’est un duo gagnant-gagnant !

Et parce que j’aime les confidences, comment l’as-tu rencontré ?

Par le biais de mon éditeur.

Avant de conclure le chapitre auteur, peut-être as-tu envie de m’offrir un scoop sur ton futur projet ?

Mon prochain livre « Les nuits de la Bête » sortira en mai 2022 chez LBS Editions (Dilisco groupe ALBIN MICHEL). Il s’agit d’un thriller qui se déroule dans le monde des sectes satanistes au cœur de la Provence.

Plus tard, deux romans autres d’espionnage sont programmés, toujours chez LBS Éditions. 

Ils constituent les volumes 2 et 3 de la série « LES DOSSIERS SECRETS DE L’ELYSEE » : 

« L’affaire Fomagata » fin 2022.

« L’affaire Sutri » quelques mois plus tard.

Ces trois histoires seront adaptées à la télévision. J’en ai écrit les scénarios.

La quatrième est en cours d’écriture.

La cinquième tourne dans ma tête.

Les dates et les lieux où l’on peut te rencontrer en dédicace dans les semaines à venir ?

Je serai présent lors des séances de dédicace 

samedi 18 juin 2022 à la Librairie Les Mots Bleus à Beaucaire dans le Gard

Et beaucoup d’autres dates à venir..

Passons à l’aspect lecteur. Comment choisis-tu tes lectures ? Quels sont tes styles de prédilections ? 

J’aime toute la littérature… sous réserve qu’elle soit de bonne qualité.

Ton auteur(e) favori(e) ? (Des raisons évidentes à ton jugement …)

Les auteurs français… impossible de les citer tous, néanmoins, j’éprouve une certaine attirance pour Balzac, Zola, Camus, Pagnol, Sartre, Prévert, Flaubert, Vian…

J’aime aussi les bons polars.

Le tout premier livre que tu as lu, c’était quoi ? 

Je pense qu’il s’agissait d’un ouvrage de la Bibliothèque rose « le club des cinq ». Je devais avoir sept ans.

Ton coup de foudre littéraire ? Le livre qui t’a le plus bouleversé ? (Les raisons à cela)

Tous les livres me passionnent. Certains m’ont marqué, d’autres moins, néanmoins les livres nous apportent toujours un peu de culture, le plaisir de lire et beaucoup d’émotions.

Pour nourrir ma curiosité, j’aimerais aussi te demander si tu regardes la télévision, des séries peut-être ou des films, dis-moi tout ?

Les programmes de télévision ne sont que l’expression de l’inculture-crasse dont nous sommes envahis, néanmoins, il m’arrive de regarder parfois un film des années 50/60, des documentaires ou des émissions sur les animaux. 

Et la musique dans ta vie, a-t-elle une place ? Tes goûts …

Je suis né avec la musique. Elle a accompagné toute ma vie et j’ai toujours écrit en écoutant de la musique : classique et jazz principalement.

Voilà, nous arrivons bientôt à la fin de cet entretien MAIS, serait-il possible que tu glisses les liens ou l’on peut te découvrir ?

Je suis présent sur Facebook, Instagram, Linkedin. On peut me trouver également sur les sites fcbk « Au coin du feu chez LBS Editions »,  « les dossiers secrets de l’Elysée » et « LBS Editions »

Et enfin, quels sont tes vœux et résolutions pour l’année 2022 ?

Que 2022 nous amène la paix et la sérénité, beaucoup de lecture et de bons livres. Le livre aiguise la curiosité et permet de renforcer le sens critique. Il faut inciter les gens à lire, surtout les jeunes.

Max, je te remercie profondément de m’avoir accordé ce temps, même si je sais vu tout ce que tu fais, qu’il t’en manque. J’espère te rencontrer bientôt.

Merci de m’avoir invité. Je salue toutes les personnes qui regardent ton blog. A très bientôt. 

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15 juin 2022

Sortie officielle pour Les nuits de la bête de Max Clanet voici mon retour!

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Bonjour je viens aujourd’hui vous parler d’un livre qui se passe entre autres à Marseille. Vous connaissez mon attachement pour Mon sud de la France. 

De plus la couverture de ce livre m’a attiré et lorsque Nelly Topscher (une agent littéraire que je vous invite à mieux découvrir en allant lire mon article du 19 février 2022) m’a proposé ce livre avant la sortie j’ai de suite sauté sur l’occasion. 

Je viens donc aujourd’hui vous parler du livre : « Les nuits de la bête » de Max Clanet qui sort aujourd’hui même. Il est édité chez LBL( noir).

Pour en savoir sur l’auteur, je vous invite à lire mon interview le 17 juin 2022 sur mon blog.

Bref passons à ma lecture maintenant.

Résumé :

« Entre messes noires et manipulations mentales, investigations criminelles dans le milieu terrifiant des satanistes.
Dans la ville endormie, des femmes sont assassinées dans un crescendo de violence, de fureur et de sang. Ces crimes abjects provoquent un vent de panique dans la population. La justice patauge, les habitants se terrent chez eux. Nathalie Coldert, jeune profiler spécialisée en criminologie, est appelée par les forces de police pour tenter de cerner ce tueur qui terrorise la cité. Elle se lance alors à la poursuite de pratiquants de messes noires et de rites sataniques, aidée par les autorités religieuses ainsi que par les services spéciaux qui envisagent de possibles agissements de groupes terroristes. Au terme d'une course haletante au cours de laquelle elle sera confrontée au danger et à la mort, elle va découvrir la vérité dans toute son horreur. »

Extraits :

« Julia Bérenger descendit du bus près de la place Castellane en face d’une pharmacie. Il était vingt-trois heures et la nuit recouvrait la métropole phocéenne. La cité de lumière allait laisser la place à la ville sombre, violente, dangereuse. Julia s’enfonça dans les rues étroites pour rejoindre son appartement situé dans la rue Saint-Jacques. Elle accumulait une intense fatigue et voulait rapidement dormir comme les patients qu’elle surveillait en salle de réanimation après les interventions chirurgicales.

Aujourd’hui, elle avait dû assumer son service jusqu’à vingt et une heures passées. Elle accéléra le pas, elle avait hâte d’arriver.

— Demain, je travaille seulement l’après-midi, je pourrai me reposer un peu le matin. »

« Nathalie Coldert quitta le commissariat central, encore bouleversée par les terribles clichés de Samira. Elle avait compris qu’elle se retrouvait face à des gens dangereux, prêts à tout, fanatisés, exaltés, capables d’assassiner une femme enceinte.

Il lui fallait pourtant garder la tête froide pour pouvoir réfléchir. Elle décida de regagner son cabinet à pied. Elle disposait encore de quarante minutes avant les rendez-vous. Elle coupa par la place de Lenche dans le quartier du Panier pour suivre les quais du Vieux-Port. Elle aimait ce lieu magique, ces bateaux amarrés, cette foule colorée qui se promenait, bavardait avec de grands gestes du bras comme dans les films de Marcel Pagnol ; elle appréciait les terrasses de café bondées et toujours cette couleur de l’eau si caractéristique de Mare Nostrum. Elle dépassa le boulevard Paul Peytral, longea le consulat des États-Unis devant lequel des Marines, fusil à la main, assuraient la surveillance d’une mine farouche. De là, elle grimpa jusqu’à son cabinet de la rue Saint-Ferréol. »

« — Eh bien, commissaire Hernandez, commença l’homme blond, nos services collaborent actuellement avec nos homologues américains sur des réseaux occultes à partir desquels des fonds importants sortent clandestinement de France en direction des États-Unis. On pense que cet argent sale pourrait servir à financer des campagnes électorales outre-Atlantique, à moins que ce ne soient d’autres basses œuvres terroristes au Moyen-Orient.C’est en tout cas ce que pensent les correspondants de notre antenne au Liban. D’après d’autres sources internationales, des structures similaires existent au Royaume-Uni, en Italie, en Espagne, en Allemagne et dans d’autres pays dans lesquels le diable prend une grande place dans la peur collective.

— Le diable ?? s’exclama Hernandez.

— Oui, commissaire, le diable. Pure invention pour maintenir les populations dans la crainte de Dieu et ramasser les brebis égarées loin du troupeau.

— Alors là, c’est moi qui m’égare, s’étonna Hernandez. »

Ce livre commence avec une sorte de cérémonie liée à Satan. D’étranges rituels plongent les lecteurs dans ce petit lieu sombre et intriguant. 

L’auteur emploie des mots extrêmement bien choisis, donnant à son lectorat de quoi bien s’immerger dans la scène et cela même si c’est écrit à la troisième personne.

Je note déjà qu’une psychologue partage son cabinet avec un confrère qui porte un bien joli prénom en l’occurrence : « Frederic ». De plus cette fille quotidiennement s’adonne avant de commencer sa journée au cabinet d’un passé temps ou j’avoue adorer faire de même, je cite l’auteur pour l’occasion :

« Neuf heures sonnaient le lendemain lorsque Nathalie s’installa sous les platanes de la place ombragée comme elle le faisait tous les matins. Elle savourait les petits plaisirs de la vie : un café noir, le quotidien du jour, les gens qui passent, les écoliers gouailleurs qui courent après le bus, toute la vie fourmillante de la ville. Elle touilla son expresso en dépliant le journal. »

J’apprécie la référence chère à mon cœur, je cite une nouvelle fois Max Clanet :

« En passant près de l’hôtel de ville, elle

s’arrêta quelques minutes devant le « Féri boate » cher à Marcel Pagnol. La mythique embarcation qui effectuait la traversée de 283 mètres entre le Vieux-Port et la mairie n’avait pas trop changé au fil des décennies, à la grande joie des touristes qui l’empruntaient régulièrement pour quelques dizaines de centimes. »

Je profite pour vous inviter à l’emprunter ce fameux « Féri boate » lorsque vous aurez la chance chers lecteurs de venir visiter Marseille et avec un peu de chance vous verrez en traversant le Vieux-Port la sardine qui un jour l’a bouché !!!(humour je précise).

Mis à part ça, des assassinats quasiment tous semblables sauf celui d’une femme enceinte transportée avant d’être tuée, des coups de téléphone anonymes (servant à l’intimider) d’abord chez Nathalie la psychologue avant d’en recevoir à son cabinet. C’est certain que tout est lié MAIS l’enquête par la brigade criminelle n’avance pas vite pour l’instant. 

La protagoniste psychologue ne se laisse pas impressionner, malgré l’accident dont elle est victime. J’apprécie son personnage : une battante qui ne lâche rien et veut aller au bout de l’enquête.

L’auteur (nous offrant des indices qui dissimule Par ci par la) a une plume addictive qui donne toujours l’envie d’en savoir plus. Remarquez que vous direz que c’est normal dans le genre MAIS parfois les histoires ne sont pas si prenantes. Celle-ci l’est clairement en tout cas pour ma part.

Pour la suite c’est une policière qui se fait tuer et cet événement va affoler toutes les instances, les politiques mais aussi la police pour qui l’enquête piétinait jusqu’à maintenant. Affaire à suivre MAIS si vous avez envie d’en savoir plus je vous invite à vous procurer dès aujourd’hui « Les nuits de la bête » par Max Clanet.

Il y a un passage qui m’a impressionné je dois l’avouer. L’auteur écrit une analyse disons exceptionnelle faite par Nathalie aux équipes de police et j’avoue que je fus scotché de celle-ci. C’est indéniable Max Clanet a un réel vrai talent de plume et tellement addictif c’est clairement incroyable… 

Et que dire de cette fin, des détails que j’ai lus sans y faire pleinement attention MAIS la conclusion de l’enquête s’avère tellement passionnante 

En conclusion ce livre est une véritable pépite dans le genre je vous invite à vous le procurer dès aujourd’hui. « Les nuits de la bête » de Max Clanet me donne vraiment l’envie de lire un autre livre, en l’occurrence « Les dossiers secrets de l’Élysée, l’affaire Kior ».

Et vous alors il vous tente, l’avez-vous lu, dites-moi tout ? …

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13 juin 2022

La guerre des feux de Jean Pierre Squillari

IMG_1708Bonjour à toutes et tous Mon cercle Amical, aujourd’hui je viens évidemment vous parler d’un livre. Mais pas que, je viens aussi vous faire « prendre conscience » qu’un geste parfois anodin peut s’avérer être un DRAME surtout dans ce Sud de la France que je chéris et j’aime tant.

Vous ne le savez certainement pas mais lorsque j’étais jeune( très jeune même ), je rêvais de devenir pompier. Soit je n’ai jamais eu la condition physique pour cela, mais dans mes rêves à l’époque tout était possible.
Ce livre dans lequel je vais me plonger est un témoignage écrit par Jean Pierre Squillari titré :
« La guerre des feux »…
J’ai eu la chance de découvrir ce livre à La Fare les Oliviers lors de la seconde Fête du Livre de l’Art et du Jeu au stand de Red’Active Édition ( d’ailleurs n’oubliez pas la semaine spéciale consacrée à cette Maison d’Edition que je vous propose du 3 au 9 juillet sur Mon blog).
Évidemment pour la petite histoire, en lisant la quatrième de couverture de ce livre, j’ai immédiatement pensé à ma famille( j’ai eu des cousins pompiers et certains sont encore en activité), mais aussi des amis proches qui le sont.
Résumé :
« Ancien chef de corps de La Ciotat puis d’Aubagne, et référent feux de forêt dans Les Bouches du Rhône, Jean Pierre Squillari met aujourd’hui une retraite bien méritée au service de l’écriture et de la mise en avant de la profession controversée qu’est celle de pompier. 
La guerre des feux, son premier récit, relate ainsi une quinzaine des interventions phares qui ont jalonné une carrière téméraire, riche et altruiste, au cours de laquelle Jean Pierre Squillari, comme ses pairs, n’a pas hésité à mettre sa vie en danger pour sauver celles des autres.
Il s’agit ici d’un texte précis, mais accessible, technique, mais littéraire tant les accointances de Jean Pierre Squillari avec le tissu des lettres provençales est prégnant sous sa plume, dynamique, mais émouvant et, surtout, éminemment intime et sincère. 
Extraits:
« Notre jeep avait la particularité – peu agréable – de n’être étanche à rien, de sorte que les odeurs d’essence et les gaz d’échappement envahissaient la cabine. Heureusement, pour la même raison, l’air venu de l’extérieur diluait ces émanations toxiques, ce qui nous évitait d’avoir la migraine. Inconvénient : nous étions frigorifiés. Le froid nous paralysait les jambes et nous ankylosait le corps entier malgré le bricolage de fortune que nous avions tenté : deux pauvres pièces de toile qui obturaient l’ouverture des portes. Les deux engins qui nous suivaient étaient logés à la même enseigne. De toute façon, puisque les feux de forêt se produisaient uniquement l’été, ces petits problèmes d’intendance n’existaient pas ! Nous bavardions lorsque, soudain, à l’entrée du village de Saint-Zacharie, dans un virage, un camion à l’arrêt nous barra la route tandis qu’un autre camion arrivait en face. Edmond, surpris, freina de toutes ses forces. La jeep se mit en travers, et je vis arriver le semi-remorque qui venait en sens inverse droit sur nous. Edmond redressa et stoppa à quelques centimètres du camion à l’arrêt. Derrière, nous entendîmes les pneus crisser avec un bruit effroyable. Je craignis le pire. Rentrant le cou dans les épaules, je m’agrippai et me calai comme je le pus. Pourtant, rien ne se produisit. Nous descendîmes du véhicule. C’était incroyable : la jeep n’était qu’à quelques centimètres du camion, le Renault à quelques centimètres de la jeep, le P45 à quelques centimètres du Renault… À quelques centimètres près, la mission se terminait à Saint-Zacharie ! »
« Tous les anciens vous le diront : l’année 1979 fut à l’origine d’un véritable bouleversement dans l’approche opérationnelle et administrative des feux de forêt dans les Bouches-du-Rhône. La forte augmentation du nombre d’incendies et des surfaces brûlées a eu pour conséquence une mise à plat de notre stratégie de lutte. Pour la première fois en effet, en 1979, les feux de forêt ont fait l’ouverture des journaux télévisés. La France entière a vu les énormes incendies qui se multipliaient dans le Midi. Avec curiosité d’abord, avec anxiété ensuite, nos concitoyens ont vu les forêts dévastées, les campings évacués ou ravagés, les touristes paniqués, les sapeurs-pompiers aux abois et les autorités désemparées. Chacun a alors pu constater l’inefficacité des milliers de litres d’eau déversés par le ballet des Canadairs sur des centaines d’hectares de pins enflammés comme d’immenses torches. Chacun a également pu être témoin du courage et de la volonté des sapeurs-pompiers qui luttaient dans des conditions inégales face aux éléments déchaînés. Ce qui était, depuis des dizaines et des dizaines d’années, considéré comme un phénomène local, était devenu, après deux mois d’été, une véritable cause nationale. »
« C’est ce jour-là, le vendredi 27 juillet, qu’a choisi mon cousin germain pour se marier. Il faisait toujours aussi chaud, et le mistral s’était mis à souffler quelques jours auparavant. Nous étions attendus à la mairie pour 17 heures. J’hésitais entre costume-cravate et tenue un peu plus décontractée. La sonnerie de la porte d’entrée me tira de ces réflexions. Mon frère se trouvait sur le pas de la porte et me demanda tranquillement : « On y va ? » Je fus surpris de cette question : d’abord parce qu’il était en avance sur l’heure prévue, et ensuite parce qu’il était bien évident que, oui, nous allions aller au mariage de notre cousin ! « Bien sûr qu’on y va, mais attends que je sois prêt », lui répondis-je. Avec un sourire au coin des lèvres, il me tira vers la fenêtre. Il ne parlait pas du mariage : un énorme champignon de fumée se développait vers le nord-ouest, derrière les collines du massif du Garlaban. En une fraction de seconde, le mariage, le costume, la mairie et même la chaleur, je n’y pensais plus. Mon épouse a vite compris que son cavalier allait lui faire faux bond et qu’il allait troquer sa chemise blanche pour un treillis et ses souliers vernis pour des bottes de feu. Depuis le 8 juillet, nous n’avions pas chômé. Les incendies n’avaient cessé de se succéder : Peynier le 10, Marseille le 12, Martigues le 22, Peynier de nouveau le 23, encore Marseille le 24… Nous dépendions de la météo et du vent qui favorise les incendies (et attire les incendiaires). »
En lisant la préface écrite par le Colonel Antoine Battesti ancien militaire et ancien sapeur-pompier, je peux découvrir l’humanité qui fait partie de la nature de l’auteur. Je ne connais pas l’auteur, mais je sais déjà qu’il a un grand cœur.
Venons en maintenant à lavant propos écrit par l’auteur lui même. Dont un court chapitre m’a marqué, les mots choisis sont fort et donne tellement de sens à ce livre que j’ai entre mes mains.
« J’ai compris que, dans la lutte contre les feux de forêt, il faut rester humble. Il n’y a pas de superhéros, pas de maître en la matière : la lutte contre un feu de forêt est une discipline inexacte, parce que soumise à plusieurs aléas. La vérité du jour n’est peut-être pas celle du lendemain. Les feux de forêt sont le type d’intervention où notre profession connaît malheureusement le plus d’accidents mortels, en France comme à l’étranger. »
C’est ainsi que je me lance dans la lecture de ce livre témoignage ou l’auteure nous raconte, avec des mots touchants et parfois percutants que pour sauver un pétrolier ancré au port de La Ciotat il n’était pas au rendez-vous du baptême de sa fille. Pire encore lorsque à la fin chapitre, il nous confie que lorsqu’ils sont allés, lui et ses hommes dans les couloirs du gros bateau, en train de brûler pour éteindre le feu, ils ne savaient pas que le danger était présent sous leurs pieds car les responsables de la sécurité du chantier avaient envisagé de remorquer le pétrolier en pleine mer de peur que les réservoirs de fuel lourd n’explosent pas en pleine ville.
Les feux de forêt, ça ne se passe pas que l’été. Je vous invite donc, lorsque vous venez ici en Provence MAIS aussi de partout à faire toujours, à n’importe quelle période de l’année, attention à ne pas provoquer un feu.
C’est ainsi que Jean Pierre Squillari nous raconte celui de Bagnols-en-Forêt dans le Var où il s’est rendu avec son équipe en renfort pour donner la main aux pompiers de la bas. J’ai d’ailleurs envie de vous retranscrire ici même un extrait qui donne l’ampleur de la vocation du sapeur-pompier:
« De façon générale, les sapeurs-pompiers sont comme une deuxième famille. Le fait de vivre ensemble des situations difficiles crée des liens très forts et soude les hommes. Et, dans la mesure où nous avons des moments difficiles à passer ensemble, la cohésion est primordiale. J’ai toujours privilégié le travail de groupe au travail en solo. À cette époque, bien que je sois plus jeune qu’eux, les hommes que je commandais me faisaient confiance. L’avis des anciens est toujours des plus précieux. L’expérience qu’ils ont acquise est un trésor inestimable pour qui sait l’utiliser. Il n’y a pas de Superman dans notre métier, et surtout pas dans les feux de forêt, spécialité ô combien aléatoire, soumise aux caprices de plusieurs paramètres que l’on ne peut pas toujours maîtriser. Pour couronner le tout, en 1973, les communications radio n’en étaient qu’à leurs balbutiements. Quant aux communications téléphoniques, elles étaient inexistantes. Nous étions donc livrés à nous-mêmes. »
En juillet 1979 alors que l’auteur se prépare pour le mariage de son cousin, il voit un feu et sans réfléchir fonce à la caserne. Dans cette œuvre témoignage on constate la passion, mais aussi la dévotion d’un pompier qui, au péril de sa vie, sauve des vies. Justement sa vie, parlons-en, l’auteur consacre celle-ci à sa vocation de sapeur-pompier.
Dans les différents récits de ses expériences vécues en plein cœur des feux de forêts du sud de la France, l’auteur nous fait vivre comme si nous étions l’enfer dans lequel il a vécu sa passion et son travail. J’ose affirmer que les pompiers, encore aujourd’hui d’ailleurs, sont tous des grands hommes qui chaque jour, au péril de la leur, sauvent des vies. 
J’avais peur que ce soit trop technique pour apprécier ce livre à sa juste valeur cependant Jean Pierre Squillari a réussit à offrir à un grand public ce témoignage prenant et touchant sur le corps des sapeurs-pompiers et rien que pour ça je le félicite.
Un passage m’a énormément touché. Figurez-vous que cet homme, Jean Pierre Squillari l’auteur de ce livre, alors qu’il sort d’un enfer avec un soucis à ses yeux, souffre encore plus de ne pas pouvoir aider ses collègues, je retranscris l’extrait:
« Tarasco me demanda sur les lieux afin d’organiser la lutte dans ce secteur. J’avais toujours mon bandeau sur les yeux. J’étais handicapé, impuissant et inutile, alors que le feu, qui continuait sa progression vers un autre supermarché, était désormais aux portes de la ville, recouverte par la fumée de l’incendie. J’étais dans l’incapacité de répondre à l’attente de mes supérieurs. J’essayai tout de même d’ôter mon bandeau. Les picotements étaient un peu moins intenses, mais il m’était toujours impossible de rester les yeux ouverts plus de dix secondes. C’était la pire des choses qui pouvaient m’arriver : ne pas pouvoir exercer mon métier, être incapable d’apporter ma pierre à l’édifice et de contribuer à la lutte contre l’incendie sur la commune à laquelle j’étais affecté. Je n’étais pas au rendez-vous et j’en fus profondément désolé. J’imaginais les collègues et les amis qui luttaient afin que nos paysages ne soient pas défigurés. De fait, le combat continuait, maison par maison, et il était intense. »
En lisant le chapitre titre : « l’auberge espagnole » je ne peux que finir en larmes tellement ce récit d’une mère et son enfant furent retrouvés par l’auteur. Mettant encore un coup à ma tristesse lorsque le père pas présent dans la chambre du drame vient demander des explications en caserne. N’oublions pas de signaler que le sapeur-pompier est avant tout un humain, qui ressent tellement d’émotions par le biais de son travail, sa passion même. 
Je constate et reconnais la grandeur d’âme de l’auteur lorsqu’il rend hommage à un jeune sapeur-pompier. Ce chapitre aussi m’a fait couler des larmes. Comment rester insensible dans ce récit si fort et poignant sincèrement.
Il y a un extrait que je désire vous retranscrire pour vous démontrer à quel point l’auteur est humble et tellement passionné, dévoué aux corps des sapeurs-pompiers:
« Un simple regard entre Claude et moi suffit à notre bonheur. Ce genre de moment fort, dans la carrière d’un responsable, vaut mille médailles et mille discours. Je souhaite simplement que de nombreux cadres goûtent au plaisir, simple et intense, du travail accompli, d’autant plus lorsque c’est à l’aide d’une équipe si solidaire et si soudée que l’on ne peut en distinguer un membre plutôt qu’un autre. Tous mes hommes avaient été exemplaires, du plus jeune au plus ancien. Il leur avait fallu se fondre dans le groupe, faire abnégation de soi au profit de la collectivité. Dans ces circonstances, chaque vie dépend de celle de l’autre, chacun travaille pour l’autre. »
Je ne vais pas conclure ce retour par une citation MAIS en vous hurlant haut et fort un conseil: S’il vous plaît, l’été arrive alors si vous avez décidez de venir profiter de nos belles terres provençales. Ne faites pas les inconscients, vos cigarettes, par exemple ne les jetez pas n’importe où mais prenez avec vous des cendriers de poches. Évitez les barbecues lors de grands coups de Mistral, évitez toutes actions qui pourraient provoquer un feu et ainsi brûler des centaines d’hectares et peut-être même mettre en péril les pompiers, je compte sur vous Mes Ami(e)s…
Et maintenant, je n’ai PERSONNELLEMENT qu’un seul espoir, un nouveau rêve, celui de saluer et serrer la main de ce grand homme dont je viens de lire cette œuvre : « La guerre des feux » de Jean Pierre Squillari….
Alors les Ami(e)s qui a l’intention de le lire? Ou l’a déjà lu?… Dites Moi tout ?…

Posté par jean frederic à 08:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]