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Bonjour je viens aujourd’hui vous parler d’un livre qui se passe entre autres à Marseille. Vous connaissez mon attachement pour Mon sud de la France. 

De plus la couverture de ce livre m’a attiré et lorsque Nelly Topscher (une agent littéraire que je vous invite à mieux découvrir en allant lire mon article du 19 février 2022) m’a proposé ce livre avant la sortie j’ai de suite sauté sur l’occasion. 

Je viens donc aujourd’hui vous parler du livre : « Les nuits de la bête » de Max Clanet qui sort aujourd’hui même. Il est édité chez LBL( noir).

Pour en savoir sur l’auteur, je vous invite à lire mon interview le 17 juin 2022 sur mon blog.

Bref passons à ma lecture maintenant.

Résumé :

« Entre messes noires et manipulations mentales, investigations criminelles dans le milieu terrifiant des satanistes.
Dans la ville endormie, des femmes sont assassinées dans un crescendo de violence, de fureur et de sang. Ces crimes abjects provoquent un vent de panique dans la population. La justice patauge, les habitants se terrent chez eux. Nathalie Coldert, jeune profiler spécialisée en criminologie, est appelée par les forces de police pour tenter de cerner ce tueur qui terrorise la cité. Elle se lance alors à la poursuite de pratiquants de messes noires et de rites sataniques, aidée par les autorités religieuses ainsi que par les services spéciaux qui envisagent de possibles agissements de groupes terroristes. Au terme d'une course haletante au cours de laquelle elle sera confrontée au danger et à la mort, elle va découvrir la vérité dans toute son horreur. »

Extraits :

« Julia Bérenger descendit du bus près de la place Castellane en face d’une pharmacie. Il était vingt-trois heures et la nuit recouvrait la métropole phocéenne. La cité de lumière allait laisser la place à la ville sombre, violente, dangereuse. Julia s’enfonça dans les rues étroites pour rejoindre son appartement situé dans la rue Saint-Jacques. Elle accumulait une intense fatigue et voulait rapidement dormir comme les patients qu’elle surveillait en salle de réanimation après les interventions chirurgicales.

Aujourd’hui, elle avait dû assumer son service jusqu’à vingt et une heures passées. Elle accéléra le pas, elle avait hâte d’arriver.

— Demain, je travaille seulement l’après-midi, je pourrai me reposer un peu le matin. »

« Nathalie Coldert quitta le commissariat central, encore bouleversée par les terribles clichés de Samira. Elle avait compris qu’elle se retrouvait face à des gens dangereux, prêts à tout, fanatisés, exaltés, capables d’assassiner une femme enceinte.

Il lui fallait pourtant garder la tête froide pour pouvoir réfléchir. Elle décida de regagner son cabinet à pied. Elle disposait encore de quarante minutes avant les rendez-vous. Elle coupa par la place de Lenche dans le quartier du Panier pour suivre les quais du Vieux-Port. Elle aimait ce lieu magique, ces bateaux amarrés, cette foule colorée qui se promenait, bavardait avec de grands gestes du bras comme dans les films de Marcel Pagnol ; elle appréciait les terrasses de café bondées et toujours cette couleur de l’eau si caractéristique de Mare Nostrum. Elle dépassa le boulevard Paul Peytral, longea le consulat des États-Unis devant lequel des Marines, fusil à la main, assuraient la surveillance d’une mine farouche. De là, elle grimpa jusqu’à son cabinet de la rue Saint-Ferréol. »

« — Eh bien, commissaire Hernandez, commença l’homme blond, nos services collaborent actuellement avec nos homologues américains sur des réseaux occultes à partir desquels des fonds importants sortent clandestinement de France en direction des États-Unis. On pense que cet argent sale pourrait servir à financer des campagnes électorales outre-Atlantique, à moins que ce ne soient d’autres basses œuvres terroristes au Moyen-Orient.C’est en tout cas ce que pensent les correspondants de notre antenne au Liban. D’après d’autres sources internationales, des structures similaires existent au Royaume-Uni, en Italie, en Espagne, en Allemagne et dans d’autres pays dans lesquels le diable prend une grande place dans la peur collective.

— Le diable ?? s’exclama Hernandez.

— Oui, commissaire, le diable. Pure invention pour maintenir les populations dans la crainte de Dieu et ramasser les brebis égarées loin du troupeau.

— Alors là, c’est moi qui m’égare, s’étonna Hernandez. »

Ce livre commence avec une sorte de cérémonie liée à Satan. D’étranges rituels plongent les lecteurs dans ce petit lieu sombre et intriguant. 

L’auteur emploie des mots extrêmement bien choisis, donnant à son lectorat de quoi bien s’immerger dans la scène et cela même si c’est écrit à la troisième personne.

Je note déjà qu’une psychologue partage son cabinet avec un confrère qui porte un bien joli prénom en l’occurrence : « Frederic ». De plus cette fille quotidiennement s’adonne avant de commencer sa journée au cabinet d’un passé temps ou j’avoue adorer faire de même, je cite l’auteur pour l’occasion :

« Neuf heures sonnaient le lendemain lorsque Nathalie s’installa sous les platanes de la place ombragée comme elle le faisait tous les matins. Elle savourait les petits plaisirs de la vie : un café noir, le quotidien du jour, les gens qui passent, les écoliers gouailleurs qui courent après le bus, toute la vie fourmillante de la ville. Elle touilla son expresso en dépliant le journal. »

J’apprécie la référence chère à mon cœur, je cite une nouvelle fois Max Clanet :

« En passant près de l’hôtel de ville, elle

s’arrêta quelques minutes devant le « Féri boate » cher à Marcel Pagnol. La mythique embarcation qui effectuait la traversée de 283 mètres entre le Vieux-Port et la mairie n’avait pas trop changé au fil des décennies, à la grande joie des touristes qui l’empruntaient régulièrement pour quelques dizaines de centimes. »

Je profite pour vous inviter à l’emprunter ce fameux « Féri boate » lorsque vous aurez la chance chers lecteurs de venir visiter Marseille et avec un peu de chance vous verrez en traversant le Vieux-Port la sardine qui un jour l’a bouché !!!(humour je précise).

Mis à part ça, des assassinats quasiment tous semblables sauf celui d’une femme enceinte transportée avant d’être tuée, des coups de téléphone anonymes (servant à l’intimider) d’abord chez Nathalie la psychologue avant d’en recevoir à son cabinet. C’est certain que tout est lié MAIS l’enquête par la brigade criminelle n’avance pas vite pour l’instant. 

La protagoniste psychologue ne se laisse pas impressionner, malgré l’accident dont elle est victime. J’apprécie son personnage : une battante qui ne lâche rien et veut aller au bout de l’enquête.

L’auteur (nous offrant des indices qui dissimule Par ci par la) a une plume addictive qui donne toujours l’envie d’en savoir plus. Remarquez que vous direz que c’est normal dans le genre MAIS parfois les histoires ne sont pas si prenantes. Celle-ci l’est clairement en tout cas pour ma part.

Pour la suite c’est une policière qui se fait tuer et cet événement va affoler toutes les instances, les politiques mais aussi la police pour qui l’enquête piétinait jusqu’à maintenant. Affaire à suivre MAIS si vous avez envie d’en savoir plus je vous invite à vous procurer dès aujourd’hui « Les nuits de la bête » par Max Clanet.

Il y a un passage qui m’a impressionné je dois l’avouer. L’auteur écrit une analyse disons exceptionnelle faite par Nathalie aux équipes de police et j’avoue que je fus scotché de celle-ci. C’est indéniable Max Clanet a un réel vrai talent de plume et tellement addictif c’est clairement incroyable… 

Et que dire de cette fin, des détails que j’ai lus sans y faire pleinement attention MAIS la conclusion de l’enquête s’avère tellement passionnante 

En conclusion ce livre est une véritable pépite dans le genre je vous invite à vous le procurer dès aujourd’hui. « Les nuits de la bête » de Max Clanet me donne vraiment l’envie de lire un autre livre, en l’occurrence « Les dossiers secrets de l’Élysée, l’affaire Kior ».

Et vous alors il vous tente, l’avez-vous lu, dites-moi tout ? …