IMG_1344Bonjour mes ami(e)s, je viens aujourd’hui vous parler d’un livre que j’avais lu il y a déjà quelques années MAIS entre temps, un entre deux (je vous expliquerai), et une suite ont été écrite je vais donc vous faire un retour sur ces trois œuvres que j’ai adoré.

Autant d’ailleurs que j’apprécie énormément l’Auteur je veux bien sûr parler de Max Heratz. D’ailleurs si vous souhaitez le découvrir, je vous invite samedi 14 mai à mieux faire connaissance avec lui sur Mon Blog…  

Commençons donc par « Je t’aime moi non plus » édité chez Estelas Éditions.

 

Resized_20220511_221304JE T’AIME MOI NON PLUS 

Résumé : 

« Wélia, est une jeune femme de 26 ans qui passe plus de temps au travail qu'ailleurs. En couple avec un homme/enfant inséparable de sa Play, ils ne se passionnent ni l'un ni l'autre pour le sexe. C'est alors qu'un beau jour, elle découvre avec stupeur le blog Bdsm d'un homme de plus de 20 ans son aîné.

Attirée comme un aimant par les récits qu'elle ne cesse de parcourir, elle entame un échange de courriers avec lui et très vite en tombe amoureuse. Cette dernière repousse bien sûr les avances de cette jeune personne mais elle saura se montrer si persuasive qu'il lui sera difficile de lui résister. Il se décidera finalement à la prendre en main, à la dresser pour mieux la pervertir et l'annihiler.

Mais qui va entraîner l'autre à aller plus loin ? Les sentiments amoureux qu'éprouvent Wélia vont rapidement se transformer en une aliénation absolue.

Prête à tout, elle suivra son mentor les yeux fermés, sans aucune limite, sur les chemins du vice et de l'indécence. »

Extraits :

« Je ne cesse de ruminer ma vengeance, une boule à l’estomac, blessé au plus profond de mon orgueil. C’est donc dans cet état que je réponds sur mon clavier à Elsa que je connais un peu pour avoir échangé quelques banalités avec elle ces dernières semaines. Outre de flatteurs compliments mutuels à propos de nos écrits, il nous arrive de nous dévoiler davantage.

C’est ainsi qu’après lui avoir narré ma déconvenue, elle me confie à son tour être délaissée par son amant. Aussi, depuis quelques temps, elle songe à se laisser tenter pour lui donner une petite leçon à sa manière. L’aubaine est trop belle ; mon instinct de chasseur reprend le dessus, tous mes sens se mettent en éveil. Mon projet de vengeance va aboutir. Une poussée d’adrénaline me confirme qu’il prend forme. Très vite, nous nous entendons sur le principe suivant :

Nous nous retrouvons pour nous envoyer en l’air, rien d’autre. On en profite sans aucun tabou et scrupule. Un week-end voué à une coucherie la plus dégradante possible et après on s’oublie, on efface les coordonnées de l’autre et chacun continue sa vie de son côté.

Le deal nous paraît simple à réaliser… »

« La peinture fraîche est en train de sécher sur la toile en se rétractant telle une plaie se cicatrisant.

« Le vice » embaume la pièce de son parfum animal comme si Wélia était là, comme si je venais de la pervertir. Innocente petite oie blanche, je l’imagine déjà à travers cette toile se débattant sous mon joug avant de plier. Le matériel nettoyé, je sors de mon antre pour me placer devant mon ordinateur et rédiger une réponse à Wélia. »

« Mais ce qui me fascine le plus, ce sont les barreaux de ton lit.

— Je t’y attacherai.

— J’y compte bien ! J’ai lu plein d’articles sur le Bdsm.

— Oublie les tous. La plupart sont écrits par des gens qui pratiquent, certes, mais qui ont la fâcheuse habitude d’être convaincus de détenir la science infuse et par là même d’imposer leurs définitions du Bdsm sous forme de diktat. Or, selon moi, il n’y a pas de règles régissant ces déviances. Chacun est libre de pratiquer selon ses goûts. Par exemple, moi je ne te demande pas d’avoir les yeux constamment baissés. Ils sont bien trop beaux et j’aime y lire ce que tu éprouves. Certains te diront que dans ce type de relation il n’y a pas de sexe, moi je t’affirmerai le contraire.

Les grands penseurs disent qu’il ne doit pas y avoir de sexe dans un donjon. Moi je ne suis pas d’accord. En fait il y a différents courants. »

Ce livre est à mes yeux une véritable bombe atomique. Une vraie pépite, un réel plaisir à lire et j’ose dire à relire même étant donné que je suis en train de m’y plonger pour la seconde fois. 

Écrit à la première personne, le narrateur que l’on découvre Dominant, passionné et au début de l’histoire jaloux et rancunier, malgré son état d’esprit fort libertin. D’ailleurs, lors de ma toute première lecture, je ne comprenais pas certaines visions libertines et BDSM dont Max parle dans cet ouvrage MAIS aujourd’hui, j’ai l’ouverture d’esprit et le recul pour mieux comprendre et surtout appréhender certains de ses propos. L’âge, ma maturité certainement.

Ceci étant dit, au début du livre on fait connaissance avec le narrateur, peintre qui crée ses œuvres selon ses expériences de vie, peut-être que tous les peintres agissent ainsi. Je n’ai pas ce genre d’artiste dans mon entourage pour confirmer mon propos.

Le début de l’histoire décrit une rencontre anodine au détour du site Web de notre narrateur, Wélia qui se questionne sur l’aspect sexuel, elle n’a vécu que des expériences normales et sans forcément trop de saveurs. Ça c’était évidemment avant qu’elle ne croise Max. La suite je vous invite à la découvrir dans « Je t’aime moi non plus »…

Depuis que je connais l’auteur je ne pensais pas qu’il aimait vivre dangereusement, je me permets de le citer:

« J’adore cette expression « t’es un homme mort ! » qu’elle utilise quand la jalousie la gagne et qu’elle sort ses griffes. »

J’ai adoré la métaphore qu’utilise Max pour parler des étreintes charnelles avec une femme, je le cite encore une fois :

« Il existe tant de façons différentes de donner du plaisir et d’en prendre qu’une vie entière ne suffit pas à explorer chacune d’entre elles. La féminité est propre à chaque partenaire. Lorsque j’en perce les mystères, chaque partie du corps de ma complice devient un instrument de musique, qui, une fois accordé, transforme ce corps en un orchestre. Le concerto peut alors commencer : Maestro ? Musique! Suivez le rythme mesdames et laissez crier votre corps ! Telle est ma devise »

Notre cher Max va tout d’abord initier sa nouvelle correspondante mailesque (je viens d’inventer ce mot), lui lançant des défis, du plus simple au plus osé. Même si au fond de lui, il sait déjà qu’elle ne le laisse pas indifférent.

Lorsque je lis ce scénario machiavélique dans le Sexodrome, je me dis qu’il n’y a que Max Heratz capable d’organiser ce genre de chose.

Ce que j’apprécie dans les livres de L’auteur c’est l’humour, voilà d’ailleurs un euphémisme qui m’a bien fait rire dans « Je t’aime moi non plus », je le cite :

« Tu parles, c’est une façon déguisée d’avouer qu’elle a des sentiments et qu’elle compte sur ces derniers pour y puiser la force nécessaire pour se surpasser. A part ça les femmes ne sont pas compliquées ! Mais bien sûr ! »

Dans ses livres l’auteur est habile dans les mots, exactement comme l’est le narrateur avec une femme. Certes ce livre est décadent, parfois immoral et vicieux mais n’est-ce pas ce que l’on cherche en lisant du Max Heratz? En tout cas pour ma part c’est le cas.

La jeune et docile Welia semble être prête à tout. Max le narrateur ressent en elle un immense potentiel de progression.

Petite note à l’auteur : Max tu as une vision assez particulière de Alice au pays des merveilles, faisant référence à ce passage sur les Dark Rooms:

« À chaque fois que j’y descends cet endroit me donne l’impression d’être le royaume d’Alice au pays des merveilles, version adulte bien évidemment. »

Avec la maturité, j’ai réussi à lire sans soucis le passage sur le petit aller-retour en Espagne. J’ai en mémoire avoir posé plusieurs fois le livre lors de ma première lecture il y a quelques années 

Et alors je ne développerai pas sur la fin du livre, qui laisse tout simplement sans voix (enfin pour le coup sans mot).

Je vous invite à lire vivement : « Je t’aime moi non plus », vous allez adorer. Pour ma part je me plonge dès maintenant dans « À vendre ». 

Non « À vendre » n’est pas là suite MAIS l’entre deux. Avant la suite de « Je t’aime moi non plus » qui se titre : « Kiss Kiss »…

Je ne vais pas expliquer dans le détail la différence entre une suite et un entre deux MAIS l’auteur dans « À Vendre » vous l’explique bien mieux. Sur ces propos me voilà plonger dans la lecture de : « À vendre »…

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À VENDRE

J’avais adoré la première couverture de : « Je t’aime moi non plus », celle de « À vendre » est originale mais je n’en ai pas un coup de cœur.

Résumé :

« Alors qu’il était prêt à tourner le dos à sa vie de libertin pour vivre une histoire passionnelle, Max, artiste peintre, vient de connaître un cuisant échec dans sa vie sentimentale (Voir. Je t’Aime Moi Non Plus). Sous le choc depuis plusieurs mois, ne croyant plus à rien, il se laisse aller en se refermant sur lui-même.
Entouré de ses amis, il finit par se reprendre en main et à renaître de ses cendres, tel le phénix de la débauche. El Diablo, sa petite voix intérieure, le pousse à se complaire toujours plus dans la luxure. Il revoit alors son vieux complice Jonas mais très vite, les deux hommes vont se confronter : deux Maîtres, deux façons de faire. En effet, révolté par les méthodes de Jonas, Max est prêt à bafouer tous les codes du milieu pour lui ravir la jolie Kess. Attirée par Max, cette dernière posera des conditions drastiques pour accepter de tomber sous sa coupe. Max trouvera-t-il la solution pour parvenir à ses fins ? Rien n’est moins sûr d’autant plus qu’il garde secrètement en lui le fantôme de Wélia qui le hante. Mais au fait, cette dernière a-t-elle vraiment disparue ? »

Extraits : 

« Elle passe ses mains sous sa robe et fait descendre sa petite culotte blanche, en satin. Alors qu’elle se redresse, je tourne autour d’elle, pour observer ses courbes. Elle demeure raide, tétanisée par l’appréhension. Une goutte de sueur coule le long de sa nuque. Elle est tendue et je sais que je pourrais à présent en faire ce que je veux. Elle est obéissante malgré elle, laissant son corps à mes désirs en échange d’une simple coupure. J’exulte devant tant d’indécence. Un simple claquement de doigt, et je sais qu’elle suivra. Je suis le chasseur qui tourne autour de sa proie qui gigote pour se libérer du piège qui la retient. Thalz ne gigote pas physiquement, c’est vrai, mais vu son teint blanchâtre contrastant avec ses joues rosies, je subodore une activité cérébrale particulièrement importante en ce moment-même. »

« —  Putain, mais vous êtes trop compliquées les filles !

Elle éclate de rire en renversant sa tête en arrière. Je suis bien et ça fait longtemps que je n’ai pas ressenti un tel bien-être.

—  Tu te poses des questions sur ta relation avec Jonas, parfois ?

—  J’aime bien ses jeux mais j’ai l’impression qu’il ne sait pas s’arrêter. Il m’apporte ce qu’aucun homme ne m’a jamais donné. Je profite de la vie avant de me caser avec des marmots à élever. La domination, je n’en ferais pas un mode vie. Je découvre, et après je tirerai ma référence, peinarde.

—  Pourquoi tu lui as demandé de te gifler quand il t’a fait faire le tapin ?

—  J’avais besoin de ça pour y aller, sinon je me serais effondrée en larmes. Quand je ne sens pas un jeu, il faut me mettre une bonne baffe. Ça me met en colère et dans cette colère, je trouve la force nécessaire pour relever le défi lancé. »

« —  Ben si elle a un amant…

—  Mais t’as rien compris ! Ça fait quinze ans qu’elle mange dans la même gamelle, laisse la se dégourdir un peu, il ne va pas te l’user son amant !

—  Tu dis ça comme si ce n’était pas grave !

—  Mais ce n’est pas grave, Luka ! C’est toi qui en fais une affaire d’État ! Elle va se faire mater le cul par un autre, ça va durer six mois et quand elle retournera au bercail parce qu’elle y est bien quand même, tout rentrera dans l’ordre. Et elle ne sera pas usée pour autant.

—  Tu crois ?

—  Mais bien sûr, mon Luka !

—  Oui mais rien que de savoir qu’un autre la possède… comment te dire ça ? J’ai des pensées obscènes. J’imagine un sexe la pénétrer, je la vois dans ma tête en sucer un autre avec le sourire…

—  …j’espère bien qu’elle ne le fait pas en pleurant ! Je plaisante Luka, mais il faut que tu arrêtes d’imaginer des trucs pareils. Laisse-la donc prendre son pied. Tu vois, si vous aviez été échangistes, tu n’aurais pas ces inquiétudes.

—  Tu prêches pour ta paroisse, là !

—  Je n’adhère à aucune église. »

Dans : « A Vendre », Max nous offre au début de chaque chapitre une citation ( ou un extrait), j’avoue apprécier ce procédé qui permet au lectorat de découvrir des mots tirés d’œuvres pour ma part inconnues. Je l’avoue je ne connais pas tous les classiques de la littérature fort malheureusement. Soit dit en passant, on retrouve aussi des propos de l’auteur lui-même ou de ses personnages. 

J’en ai choisi une justement de Max que je vais retranscrire :

« Entre adultes consentants, tout est permis, même le plus immoral. »

Dès les premières lignes de ma lecture je me dois de retranscrire un très court extrait de l’auteur, ou je ne peux que confirmer ses propos même si je ne pas un artiste peintre :

«Je pars du principe que chaque artiste est libre de faire ce que bon lui semble, quelle que soit la couleur employée. Interdisez-moi et je me ferai un plaisir de braver vos lois »

Une première note à l’auteur : tes références musicales sont simplement excellentes dans tes livres. Je fais notamment référence à l’album génial d’Hugh Laurie que j’adore sincèrement.

Au début du livre on retrouve Max, le narrateur en convalescence affective. Il avait perdu Welia et à coups de whisky avait sombré. Heureusement tout d’abord son facteur était là pour lui mener un colis (vous découvrirez le contenu du colis dans « Je t’aime moi non plus », ce qu’il a sauvé.

Max, dans une collocation des plus ambigus avec son infirmière du prénom de Kholhy part, grâce à Luka son manageur et ami pour le lancement d’une exposition. Intéressant de lire la vision de Paris par l’auteur. Et de plus, ce voyage va s’avérer être un déclencheur de tellement de choses dans la vie de Max.

Son petit démon intérieur retrouve VIE, et ce n’est pas pour me déplaire. L’auteur nous offre dans cette œuvre, une leçon ou vision de vie. Un état d’esprit large et ouvert, tel que je peux oser affirmer avoir. 

Au fil de l’histoire, nous allons découvrir la lubricité du personnage MAIS aussi la perversion de son Diable intérieur. Les scénarios sont tous aussi vicieux les uns que les autres et l’auteur explique à chaque fois, les moyens pour que le narrateur arrive à ses fins. 

La plume de Max Heratz est addictive, j’ai eu sans cesse envie d’en lire plus.

Dans ce livre il y a un passage qui m’a surpris. L’auteur s’exprime pour son lecteur, s’adressant directement à lui à propos de la fille d’une partenaire. (celle-ci regarde sa mère se faire prendre sur la table du salon). Semble-t-il nous (les lectrices et lecteurs), nous apprendrons plus tard(dans un autre livre), mes raisons pour laquelle ladite fille n’a pas fait de crise à sa mère qui trompait son père. Bref, affaire à suivre, sur ce coup-là je suis surpris, je l’avoue.

Venons-en à la vision du narrateur sur le sujet de l’infidélité, ou je dois l’avouer que je suis totalement d’accord avec lui. Non pas que je vais ici même vous faire l’apologie de celle-ci MAIS la génération actuelle n’a pas la même vie que nos anciens, d’ailleurs le plus simple pour que vous compreniez bien voici l’extrait en question :

« —  Tu as tort. Je pense que si on était assez mâtures pour intégrer la notion d'infidélité dans un couple au sein de notre culture, il y aurait beaucoup moins de drames humains. Avant, les gens mourraient plus jeunes, à la guerre, de maladies qu’on ne savait pas guérir. Bref, l’espérance de vie était incontestablement plus courte. Donc, forcément, les couples ne duraient guère plus longtemps que 20 ou 25 ans pour la plupart. Aujourd'hui, si les gens ne se séparaient pas, les couples dureraient facilement le double, soit 50 ans, voire davantage.

Il est évident qu'au bout d’un moment, beaucoup se mettent à tromper l’autre. C'est humain. Alors on dit que l’infidélité est une mode, qu’avant nos aïeuls étaient plus fidèles. Mais c’est faux. Moi j’ai rencontré beaucoup de femmes qui étaient mariées depuis plus de vingt ans. Elles, tout comme leurs conjoints, n’avaient plus rien à découvrir sur leurs partenaires. Comment peux-tu imaginer que les vingt années qui allaient suivre puissent être palpitantes ? Elles allaient être chiantes, oui ! Alors un amant, ou une maîtresse, ça rend la vie plus belle. Et puis après, quand toute libido nous abandonne, et bien on finit notre dernière ligne droite avec le vieux complice de ses jeunes années. Mais comme l’infidélité n’est pas culturelle et toujours condamnée par les bien-pensants et bien au bout d’un moment on divorce, on partage les biens et c’est toute une vie d’efforts qui s’effondre, tout ça pour des dogmes ridicules. Si les mœurs poursuivent leur évolution, je pense que demain, l’infidélité fera partie de notre culture. Elle sera intégrée dans notre mode de vie. Non pas qu’elle sera encouragée mais elle ne devrait plus choquer. D’ailleurs, on est sur la bonne voie. Regarde : avant, il suffisait d’un constat d’huissier pour te faire divorcer pour faute. Aujourd’hui, le divorce pour faute n’existe quasiment plus et la plupart des juges ne tiennent même pas compte des infidélités de l’un ou de l’autre. Donc si l’adultère n’est plus une faute ça lui laisse de beaux jours devant lui. »

Notre cher Max a réponse à tout, il est trop fort.

Par contre dans ce livre, qui je vous le rappelle est l’entre deux de « Je t’aime moi non plus » et « Kiss Kiss », Wélia est toujours présente dans l’esprit du narrateur. Cette histoire dont il tente d’oublier la teneur, ne le lâche pas. Définitivement elle est ancrée au plus profond de son être et quoi qu’il fasse, il ne peut s’en défaire. Certes El Diablo, qui n’est autre que la conscience de Max, fait tout ce qu’il peut pour le pousser dans le vice et la dépravation MAIS est-ce que cela va suffire ? Pour avoir la réponse à cette question, je vous invite à lire : « À vendre »…

En tout cas j’ai vraiment adoré cet entre-deux, je vous invite à le lire si ce n’est pas déjà fait. Pour ma part je vais de suite me plonger dans « Kiss Kiss »…

Et une note à l’auteur : je tiens absolument, impérativement, obligatoirement à lire : évangile selon Saint Max très prochainement…

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KISS KISS

« Kiss Kiss » d’abord la couverture est magnifique. Enfin pour certain, elle pourrait paraître simple et banale cependant Moi je l’adore sincèrement.

J’ai le souvenir qu’à la fin de ma toute première lecture de « Je t’aime moi non plus » j’avais réclamé à Max Heratz la fameuse suite de ce livre et quelques années après, me voilà ENFIN en train de la lire.

Résumé :

« Résigné dans mon silence, j’attends. Je perçois quelques bruits par-ci par-là, comme si mes invités s’efforçaient de ne pas faire de bruit. Il se passe quelque chose car il y a du mouvement autour de moi. Puis plus rien. Le calme absolu, le silence total. Pourtant je sens une présence à mes côtés, comme si j’étais observé. J’entends alors le froissement d’un vêtement et une femme vient s’asseoir à califourchon sur mes genoux, face à moi. Je reconnais le parfum de Mademoiselle bas-araignées. Je comprends soudain qu’il s’agit des mêmes effluves que j’ai humés dans mes oreillers le jour de mon retour de Paris. C’est quoi ce bordel? Elle m’embrasse puis se penche à mon oreille pour me susurrer :

— Kiss kiss ! »

Extraits :

J’ai fait le choix de cet extrait simplement parce que je suis totalement d’accord avec l’auteur

« Je reconnais qu’en narrant mes exploits tout en subissant une fellation magistrale me conduit à une explosion particulièrement riche tant la situation est excitante. Hyanil avale gorgée par gorgée sans en gaspiller la moindre goutte. J’adore les femmes qui aiment sucer et surtout qui mènent les choses à leur terme. Il faut toujours terminer ce que l’on commence sinon autant ne rien faire. »

« J’en reste bouche bée. J’ai l’impression de ne pas la reconnaître avec son regard me fixant droit dans les yeux, la tête haute, ses yeux émeraude brillant d’amour. On dirait une lionne qui vient de rugir. Elle est belle. 

Je redescends sur Terre et machinalement j’enfourne une fourchetée dans ma bouche, ce qui m’évite de dire des conneries. Je mâche doucement, je regarde le soleil se coucher à travers la vitre. Il met le feu à la ligne d’horizon et les quelques nuages qui se sont égarés tempèrent la chaleur du brasier. 

Au moins les choses sont claires : je vais avoir le choix entre deux femmes qui m’offrent deux vies totalement différentes. Que vais-je faire ? »

L’on commence cette suite à « Je t’aime moi non plus » par une citation de l’auteur qui ne m’étonne même pas. D’ailleurs c’est aussi pour ça que je l’adore Max Heratz:

« Une femme vous révèle sa beauté quand elle descend sa petite culotte sur ses chevilles. »

Je me plonge dans ce prologue assez particulier, enfin sur la fin de celui-ci surtout.

Dans « Kiss Kiss », l’auteur nous offre encore en ouverture de chaque chapitre des citations, je l’ai déjà dit mais j’apprécie cela.

Je ne peux qu’être d’accord avec le narrateur lorsqu’il constate certaines choses, en voici un exemple ou je me reconnais assez bien dans les propos :

« Je crois sincèrement que je suis fait pour vivre dans la décadence, la luxure et l’ivresse des sens »

N’était-ce pas une vie des plus passionnantes à vivre que celle-ci ?… 

Lors de l’exposition du narrateur à Paris j’avoue avoir bien rigolé dans les rencontres qu’il fait. Et l’on découvre un Max joueur et curieux. Mais la curiosité n’est-elle pas un vilain défaut?… Affaire à suivre MAIS j’avoue que cette fille aux bas araignée m’interpelle tout autant que Max!

La fin de la partie 1 est juste énorme, j’en ai chialé comme un gosse même si je savais que tôt ou tard qu’elle referait surface.( je ne dis pas qui pour ne pas spoiler les futur(e)s lecteurs et lectrices de ces livres.

J’avoue que Kholhy est clairement très amoureuse du narrateur et qu’elle courageuse créature que de soutenir Max dans sa quête pour retrouver celle dont il rêve…

En lisant la seconde partie de « Kiss Kiss », j’ai l’impression que Max, tu as voulu en quelque sorte, boucler une boucle, tirer ta révérence sur cette histoire OU peut-être, je ne le souhaite pas, sur tes écrits érotiques. C’est en lisant le passage ou tu fais référence à « Justine ou l’emprise des sens »….

En fin de la partie 2, c’est évident que ton lectorat, celui-là même qui tient à ce livre «  Je t’aime moi non plus », ont clairement envie très vite de lire la partie 3. En tout cas pour ma part j’ai hâte de voir jusqu’où le narrateur et sa complice vont-ils bien pouvoir aller!!! 

Finalement j’en arrive à l’Épilogue. Je ne sais pas si je dois ou pas le lire. Je sais que cette histoire est finie. Que la boucle est définitivement tournée. Vais-je retrouver du Max Heratz à lire qui va me prendre encore autant mes tripes. 

Mon ami, tu es un Auteur que j’affectionne particulièrement. Je te remercie infiniment d’avoir écrit d’abord l’entre deux avant cette suite. Et ce titre si évocateur : « Kiss Kiss »…

Me voilà le cœur gros, les larmes aux yeux à lire cet Épilogue. Car oui je m’étais attaché à Max et à Wélia. J’avais adoré les crises de jalousies de Kholhy, j’en ai tellement ri, Max, tu n’imagines même pas.

Ces livres m’ont touché, m’ont fait rire, pleurer. J’ai eu du mal parfois avec certains scénarios MAIS avec le temps, j’y suis arrivé et avec la maturité j’ai mieux compris.

Merci merci merci Max!!!

Par contre je voulais cette fois ci, finir mon retour de ces 3 livres par une citation, trouvée dans « A vendre », celle-ci est tirée de « l’élixir d’amour » d’Eric-Emmanuel Schmitt: 

« L’amour cultive la connaissance, le désir cultive l’inconnu. Tandis que l’amour reste loyal jusqu’au dernier soupir, doigts, paumes, bouches, pénis, bas-ventre sont des aventuriers toujours sur le qui-vive, prêts à emprunter de nouvelles destinations, attirés par le différent, le singulier. Au contraire du sentiment qui cherche la permanence, les pulsions renaissantes ont l’appétit du changement. Qui mangerait le même aliment tous les jours de sa vie ? »

Et vous les avez-vous lus ? Allez-vous les lire ? Qu’en avez-vous pensé ? Dites-Moi tout ? …