NoraBonjour à toutes et tous Mon Cercle Amical. Avant de me lancer dans le retour de ce livre, je voulais remercier Sophie la Responsable de Drakkar Édition qui m’a offert la primeur de lire ce livre dès la sortie.

L’auteur quant à lui, je l’ai rencontré à Thiviers lors du Salon organisé par Des Livres et Moi. Un gars bien sympathique avec qui j’ai eu plaisir de converser. D’ailleurs vous allez pouvoir le découvrir lors d’un interview sur mon blog (article en date du 10 mai 2022 )….

David Lascoux et son nouveau livre : « Nora » édité chez Drakkar Éditions. 

Tout d’abord un mot sur la couverture, simple, sobre et classe. Pour ma part je la trouve sublime et d’après les propos de la Directrice de La ME: semble-t-il avec le vernis je vais encore plus l’adorer. (Déjà j’avais craqué sur celle de son premier livre : « Dédoublement » avec un relief incroyable et fort agréable au touché. D’ailleurs vous lirez d’ici quelques semaines mon retour sur ce livre aussi) …

Bref, assez de bla bla, je me plonge dans la lecture de ce livre.

Résumé :

Nora.

Jeune femme amnésique à la poursuite d’un passé trouble et obsédant.

Christopher.

Écrivain à succès au bord du gouffre.

Hanté par le fantôme de son épouse décédée.

Dévoré par le syndrome de la page blanche.

Joana.

Lieutenant de gendarmerie.

Contrainte de mener de front une enquête complexe et déroutante

et des combats plus personnels.

Sur l’île d’Ars, désertée par les estivants et balayée par les tempêtes de l’océan, trois destins vont s’entremêler et entrer en collision.

Extraits :

« La ville est devenue étrangement silencieuse. Elle devait certainement déjà l’être quand j’y suis arrivé, mais ce brouillard semble avoir définitivement absorbé les quelques bruits résiduels qui lui donnaient encore un air vivant.

Je fouille dans la poche arrière de mon pantalon pour y récupérer la télécommande de ma Volvo et déverrouille les portières. Les feux arrières de la voiture clignotent de l’autre côté de la route, juste devant l’enseigne verte et rouge du CoopMarket dont les néons parviennent encore à percer la brume.

Geneviève, de la supérette, m’observe d’un air suspicieux à travers la vitrine alors que je range mes achats dans le coffre de mon break. Je lui fais un signe de la main pour lui signifier que j’ai remarqué son regard insistant. Elle détourne immédiatement les yeux et fait mine de s’affairer à sa caisse. »

« Besoin. Ce n’est même pas une envie, c’est un besoin.

L’alcool a été un compagnon cynique durant les premiers mois de mon deuil. J’ai failli sombrer avant de parvenir à me libérer, du moins partiellement, de cette addiction.

Mais là, le besoin est revenu. Je l’ai ressenti dès mon arrivée au cottage. Comme si je craignais déjà de devoir affronter cette solitude qui allait être mon lot quotidien durant ces longs mois de retraite. J’ai toutefois appris à me méfier de moi-même et je n’ai acheté qu’une seule bouteille de vin lors de mes emplettes à Saint Martin d’Ars. Mon surmoi — ou cet « être bienveillant » qui m’influence — m’a intimé l’ordre de ne pas céder à la tentation. Je me suis simplement dit, en me mentant un peu, que cette bouteille n’était destinée qu’à fêter ma pendaison de crémaillère, qu’elle n’était en aucun cas un remède à ma solitude et à mes angoisses.

Après deux gorgées de chardonnay, je sens une chaleur bienfaisante envahir mes veines et m’apporter un peu de réconfort. Je suis à jeun depuis le matin et les effets de l’alcool paraissent décuplés. »

« La Volvo patine quand j’enclenche la marche arrière.

Je suis embourbée. Elle refuse de bouger, ne serait-ce que d’un pouce. Je dois aller chercher de l’aide. Ou continuer à pied.

Je rassemble les quelques affaires qui pourraient m’être utiles et retourne vers la route.

Je suis au milieu de nulle part. Pas la moindre maison. Seulement des champs bordés de haies ou de bosquets. Je n’ai aucune envie de retourner sur la départementale. Pour moi, la route de tous les dangers. J’oblique donc vers la droite en espérant tomber sur une ferme ou être prise en stop. À moins qu’une BMW grise ne vienne se mettre en travers de mon chemin, à moins qu’un coup de feu ne vienne m’arrêter net.

La route s’élève vers le sommet d’une colline.

L’herbe qui pousse au milieu de l’asphalte ne me dit rien qui vaille. Cela doit faire vingt minutes que je marche et je n’ai pas croisé le moindre véhicule. Au loin s’élève une rangée d’éoliennes dont les pales tournent lentement.

J’arrive enfin en haut.

J’aperçois des bâtiments en contrebas. Une ferme. J’espère pouvoir y trouver de l’aide. Il me faut un tracteur pour extraire la voiture de ce bourbier. »

Ce livre de David est écrit à plusieurs voix, d’un côté celle de Nora et Christopher dans les deux premières parties et Joana vient les rejoindre dans la troisième partie.

L’on fait d’abord connaissance avec lui, un romancier ayant vécu une partie de son enfance en Nouvelle-Angleterre. Là, il vient de s’installer sur l’Ile d’Ars en Charente-Maritime pour la période hivernale. 

Depuis un an et la mort de sa femme il ne réussit pas à sortir le moindre mot. J’ai d’ailleurs apprécié le court passage dans ce livre, je cite l’auteur :

« Mon existence était soudain devenue une page blanche sur laquelle je ne parvenais plus à écrire le moindre mot. »

N’importe quelle personne qui écrit se retrouve un jour confronté à cela. Peu importe l’événement de sa vie MAIS, comme l’on m’a souvent rabâché à juste titre : l’écriture revient toujours tôt ou tard.

Justement il souhaite durant cette période hivernale sur cette fameuse Île d’Ars tenter de retrouver l’inspiration pour écrire enfin plutôt rédiger la trame principale de son prochain roman.

Au fil de ma lecture des chapitres suivants, je découvre Nora, qui contraint Christopher à l’aider. Enfin elle semble paniquée d’être accusée d’un crime qu’elle n’a pas commis. Pour couronner la situation elle porte un pistolet prit à son mari (flic), dont elle précise savoir s’en servir… Affaire à suivre entre ces deux protagonistes. 

Alors qu’à l’extérieur une tempête fait rage, me donnant dans mon salon l’impression d’avoir froid. Surtout à cause des descriptions de David ou les mots sont très bien choisis.

C’est ainsi que notre romancier en manque d’inspiration se retrouve avec L’IDÉE de son futur roman : je te l’accorde David, fallait y penser d’ailleurs je te cite :

« — Si j’étais à votre place je chercherais à m’enfuir…

Je l’observe, un peu surpris.

— Mais vous n’êtes pas à ma place.

— J’ai du mal à vous appréhender…

— Le cerveau d’un écrivain suit souvent des cheminements inattendus. La fascination ou la curiosité sont parfois plus fortes que la peur.

— Vous avez donc vraiment l’intention d’écrire un livre sur mon histoire…

— Votre histoire. Ou quelque chose qui s’en inspire, oui. C’est du gagnant - gagnant. Vous n’aurez ni à me contraindre ni à me menacer. Je vous aiderai de mon plein gré. »

Allons-nous découvrir les prémices de l’histoire de Nora écrite par le romancier Christopher Bellangard ?…. Je dois continuer de lire « Nora » pour en savoir plus MAIS surtout vous inviter par la même occasion pour vous aussi avoir la réponse, entre autres à cette question.

Tandis qu’une complicité très bancale nait entre nos deux protagonistes, nous nous retrouvons plongés dans le récit d’une histoire sombre d’un mari jaloux ayant éliminé l’amant de sa femme. 

Note à l’auteur : quelle belle maxime : je cite l’auteur : 

« Memento audere semper. Souviens-toi de toujours oser. »

Cela pourrait me donnait également l’idée d’un premier tatouage qui sait !!! 

Une infime confiance n’ait entre les deux protagonistes jusqu’au départ de Nora. 

Christopher débute, après quelques recherches, merci Google a tapé fiévreusement sur son clavier MAIS ça ne lui suffit pas, il veut en savoir plus, mener lui-même son enquête et part de son lieu de résidence. Je constate cependant que cet homme est encore torturé de la mort de sa femme, croyant qu’elle l’aide, le courage et le pousse dans certaines de ses décisions.

J’aimerai retranscrire un nouvel extrait ou bon nombre d’auteurs s’y retrouveraient dans ses propos de David :

« Écrire est une passion, une drogue, ce qui me maintient en vie. J’en ai besoin. Ma santé mentale en a besoin. Cette année écoulée sans écrire la moindre ligne, sans coucher le moindre mot n’a été qu’une lente agonie qui m’a emporté sans rencontrer la moindre résistance de ma part.

Maintenant que l’inspiration m’est revenue, j’ai la sensation de revivre. Je remonte la pente aussi vite que je l’ai descendue. Le cerveau est un organe extraordinaire. Il est capable de vous faire sombrer dans les abîmes les plus profonds, vous entraînant comme un bloc de béton entraîne un corps au fond de l’eau. Puis il peut vous propulser de nouveau vers la surface, vous faire rejaillir en plein soleil dans un flot d’écume euphorique. »

En tout cas la plume de David est, talentueuse c’est indéniable, mais surtout addictive, prenante. Depuis le début de ma lecture j’ai envie d’en savoir plus. Ses mots choisis sont justes et décrivent toujours la situation pour plonger le lectorat au cœur de l’action.

J’en suis déjà à la troisième partie et je n’ai à l’heure actuelle aucune certitude, pas d’idée sur l’histoire et surtout à qui faire confiance. Affaire à suivre donc…

Dès le début de cette nouvelle partie nous faisons connaissance avec Joana Lieutenant de Gendarmerie. Fraîchement arrivée à Saint Martin d’Ars et venant de subir une fausse couche. Un nouveau cadre où devrais-je dire décor est fixé.

À plusieurs reprises dans « Nora », David fait référence à son premier livre « Dédoublement.

Semble-t-il, lorsque je me plongerais dans sa première œuvre je ferais mieux connaissance avec Joana la lieutenante de Gendarmerie.

Il y a une phrase qui m’a marqué car j’avais déjà constaté cela lors du décès de ma mère l’an dernier, je cite l’auteur :

« C’est fou comme la perte d’un être cher peut bouleverser la perception que l’on a de la réalité. »

Dans la partie trois, nous faisons connaissance avec un nouveau narrateur, Éric un flic, en l’occurrence le mari (ex-mari plutôt) de Nora. Il nous révèle certaines choses qui ont une réelle importance, enfin si évidemment ce qu’il révèle est VRAI. Car avec l’auteur je commence à me méfier. 

Une histoire qui au final, nous donne matière à réflexion. La plume de l’auteur est clairement addictive, en tout cas pour ma part j’avais toujours envie d’en savoir plus.

Avant de conclure ce livre que j’ai très sincèrement adoré, je dois vous parler des scènes, de l’environnement, tout est décrit à la perfection, plongeant totalement le lecteur que je suis en plein cœur de l’histoire.  

Et que dire de plus hormis que David m’a rendu fou dans ce livre car évidemment, lorsque je pensais avoir résous le truc, VLAN il s’amusait à me redonner des pistes qui évidemment me faisaient encore plus réfléchir.

Bref j’ai vraiment aimé la plume de l’auteur et je vous invite à lire « Nora ». Pour ma part je ne tarderais pas à lire son premier « Dédoublement »

Pour une fois, je ne vais pas conclure par une citation ou un extrait du livre MAIS par une note à l’auteur : David rappelle Moi, si un jour j’ai de nouveau le « syndrome » de la page blanche de pas choisir La Charente Maritime comme lieu de villégiature pour retrouver l’inspiration, enfin si La Rochelle (que je rêve de visiter soit dit en passant) MAIS surtout pas sur l’île d’Ars en période hivernale. Merci à toi…

Et vous avez-vous l’intention de le lire ? Ou l’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ? … Dite-Moi tout ? …